Extrait de la bande annonce de 'Laurence Anyways', Xavier Dolan

Dix grands moments de musique électronique au cinéma

On le sait, le ciné­ma et la musique ne pour­rait pas exis­ter l’un sans l’autre. Pour vous, Tsu­gi a sélec­tion­né dix fois mémorables où la musique élec­tron­ique s’est mar­iée à la per­fec­tion avec le 7ème art. De quoi se rep­longer dans des films mythiques et l’oc­ca­sion de (re)danser sur leurs meilleures BO

 

Cli­max — Var­i­ous Artists

Une scène démente sur fond de “Win­dowlick­er”, une bande-annonce ryth­mée sur le “Super­na­ture” de Cer­rone… C’est entre  les flam­boy­antes 70’s et  90’s élec­tron­iques que Gas­pard Noé a pioché le cœur som­bre de la sound­track de son Cli­max, sor­ti en 2019. Pour ce film névro­tique, le cinéaste italo-argentin nous avait même dévoilé un titre inédit de Thomas Ban­gal­ter, “San­gria”.

 

120 Bat­te­ments par minute - Arnaud Rebotini


120 bat­te­ments par minute : le titre du film de Robin Campil­lo annonçait déjà la couleur d’une bande-originale 100% élec­tron­ique. À la com­po­si­tion ? Arnaud Rebo­ti­ni, bien évidem­ment. Met­tant en lumière le lien qui unit les débuts d’Act Up et la péri­ode de fête, de house et de tech­no des années 90, Rebo­ti­ni décu­ple la force et l’im­pact du long-métrage. Cette bande orig­i­nale lui avait valu un César de la meilleure musique lors de la 43ème céré­monie en 2018.

 

Tron l’Héritage — Daft Punk


La musique des Daft Punk occupe une place cen­trale dans ce revival de Tron, ini­tiale­ment sor­ti en 1982. Ren­dant hom­mage aux grands scores épiques du sep­tième art et s’assimilant aux sons de Zim­mer pour Incep­tion : en résulte une musique absol­u­ment tran­scen­dante, un pur duel entre réel et virtuel porté par des riffs démen­tiels et des loops enivrantes, con­fron­tées à l’acidité énervée des claviers des DJ versaillais.

 

Dri­ve — Kavinksy 

Rarement une scène d’ou­ver­ture ne s’é­tait aus­si bien mar­iée avec une musique. Avec son “Night­call”, le pro­duc­teur de musique élec­tron­ique Kavin­sky pose le décor d’un film froid, élec­trique et noc­turne. Dans la par­faite con­ti­nu­ité de cette intro, une bande-originale de dix-neuf titres ‑portée par le com­pos­i­teur Cliff Martinez- nous est offerte. De quoi habiller par­faite­ment l’énig­ma­tique per­son­nage incar­né par Ryan Gosling, cas­cadeur à Hol­ly­wood le jour, chauf­feur de braque­urs la nuit.

 

Matrix — Fluke 

Réal­isée par les soeurs Wachows­ki, la trilo­gie cyber­punk Matrix va tout au long de ses films de pas avec la musique élec­tron­ique, et plus par­ti­c­ulière­ment avec la tech­no. Dans le deux­ième volet Matrix Reloaded, on assiste à une rave géante entre­coupée d’une scène d’amour tor­ride entre Neo et Trin­i­ty, ryth­mée au son du soundsys­tem de la planète Zion et de ses bass­es titanesques. Que deman­der de plus ?

 

Berlin Call­ing — Paul Kalkbrenner

Le film de Hannes Stöhr (2008) dépeint les dessous de la vie noc­turne berli­noise dans les milieux tech­no, à tra­vers le DJ Ickarus incar­né par Paul K. C’est aus­si l’oc­ca­sion d’abor­der les sujets des drogues dures et l’ad­dic­tion, qui le mènent en hôpi­tal psy­chi­a­trique. Alors ça donne lieu à une folle scène de révolte, avec un titre tout trouvé.

 

Flash­dance — Michael Sembello 

On peut penser ce que l’on veut du film d’Adri­an Lyne réal­isé en 1983, Flash­dance nous aura quand même apporté à tous une bonne chose : le titre “Mani­ac “de Michael Sem­bel­lo. Des syn­thés typ­iques 80’s, une voix élec­trisante et un groove qui ne vieil­lit pas, pour accom­pa­g­n­er l’une des scènes de danse les plus mythiques de l’his­toire du cinéma.

 

Pro­jet X — Var­i­ous Artist 


C’est un beau bor­del que nous avons pu voir dans le film Pro­jet X de Nima Nour­izadeh sor­ti en 2012. Il nous lais­sera pour tous un sou­venir de soirée légendaire au goût d’extrême et c’est sans compter sur la playlist d’an­tholo­gie du film. En pas­sant par “Trou­ble On My Mind” de Pusha T, “Head Will Rolls” ou encore “Pur­suit of Hap­i­ness” de Kid Cudi remixé par Steve Aoki, Pro­jet X nous offre une bande orig­i­nale, certes com­mer­ciale, mais on ne peut plus efficace.

 

Lau­rence Any­ways — Moderat 

On aurait pu tir­er de ce film, la séquence de bal portée par “Fade to Grey” de Vis­age, ou encore la “révo­lu­tion” assumée au lycée au son de “Mois­ture” par Head­man. Mais on a porté notre choix sur l’une des scènes les plus mar­quantes de la fil­mo­gra­phie du jeune réal­isa­teur québé­cois. Dans Lau­rence Any­ways, Dolan rend hom­mage à la musique élec­tron­ique des années 90 avec le “New Error” de Mod­er­at, qui accom­pa­gne par­faite­ment une séquence de retrou­vailles entre Melvil Poupaud et Suzanne Clé­ment, en week-end à l’Ile au Noir, sub­limée par une pluie de vêtements.

 

Trainspot­ting — Underworld

Le deux­ième long-métrage de Dan­ny Boyle (1996) ren­ferme une ambiance aus­si brute que glauque et fasci­nante. Un film qui cap­ture par­faite­ment l’essence de ce que peut être l’ad­dic­tion. Et c’est soutenu par une BO au cordeau. Si le film se passe à Edim­bourg, c’est le groupe de Cardiff Under­world qui nous offre une séquence musi­cale canon sur “Born Slippy”.

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