En plein dans la concrétisation de son étude sur “L’État des lieux des violences racistes en milieu festif en France”, l’association Consentis met en place une cagnotte participative pour pouvoir continuer son travail de recherche

Depuis quelque temps, Consentis a entamé une étude sur les violences racistes au sein du monde de la fête : “Cet état des lieux consiste en une vingtaine d’entretiens semi-directifs menés auprès de différents profils : des artistes, des collectifs, des agents de sécurité, des technicien·nes et publics d’évènements. Ce recueil de témoignages permet une mise en valeur des violences vécues et des pistes d’améliorations possibles selon les besoins concrets des personnes concernées par le racisme en soirée”, détaille le collectif, dans la description de sa cagnotte.

Malgré une aide de 5000€ de la part des pouvoirs publics, Consentis estime ses coûts de production à hauteur de 18 744€. Un budget qui comptabilise le temps d’analyse, de codage, de relectures, mais aussi de conduite des entretiens et le cadrage du projet dans son ensemble. 

Diagramme représentant les coûts nécessaires à l'étude Consentis
Diagramme représentant les coûts nécessaires à l’état des lieux © Consentis

Développer de nouveaux outils pour endiguer les violences racistes

Cet état des lieux part d’un constat de l’association : “Malgré d’importantes avancées face aux discriminations dans nos milieux, la focale est encore trop axée sur le sexisme. » Les luttes antiracistes ont pu être, selon eux, occultées à certains moments, alors qu’elles sont fondamentalement liées au monde de la nuit et de la fête. 

Le collectif souhaite donner de nouvelles pistes, pour avancer avec les institutions, les acteurs du monde de la fête, et le public : « Il est essentiel d’identifier et d’analyser le racisme en soirée pour produire des outils de prévention face à ces violences.” Sur son compte Instagram, l’association a partagé un extrait d’entretien, révélant toute l’étendue de cette stigmatisation systémique : “À la fin, quand j’ai eu le retour des orgas, ils étaient étonnés de ce qu’on a joué. (…) eux leurs attentes, c’était quoi ? qu’on joue de l’afrobeat ? qu’on mette du burna boy ?”.

Consentis s’adresse avant tout à ceux qui se sentent concernés, de près comme de loin : “Aujourd’hui, on s’adresse aux allié·es des luttes antiracistes dans les milieux festifs, artistiques, culturels.”

Pour faire un don, le lien pour la cagnotte est juste ici