L’un des plus grands festivals de France se retrouve à nouveau privé de soutiens publics pour son édition 2026. Entre accusations de complaisance politique et dénonciation d’une attaque contre la liberté de programmation, le bras de fer entre la direction de Rock en Seine et les élus de droite s’intensifie, laissant un trou de plusieurs centaines de milliers d’euros dans le budget de l’événement.
Un conflit politique qui s’installe dans la durée
La fracture entre Rock en Seine et ses partenaires institutionnels passe à un niveau supérieur. Pour la deuxième année consécutive, la Région Île-de-France et la ville de Saint-Cloud ont acté la suppression totale de leurs subventions pour l’édition prévue fin août 2026. Soit respectivement 295000€ et 40000€ supprimés pour le festival, dont le coût s’élèverait à 18 millions d’euros.
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L’origine du litige remonte à la programmation du groupe nord-irlandais Kneecap lors de la dernière édition du festival. La majorité régionale, ainsi que le maire de Saint-Cloud, Éric Berdoati, accuse le festival d’avoir offert une tribune à des artistes soutenant le Hezbollah. Le groupe engagé dans la cause palestinienne aurait tenu des propos en faveur du Hezbollah, des paroles qui auraient d’ailleurs été sorties de leur contexte selon le groupe.
Bien que le festival se défende de toute prise de position politique, la sanction est tombée le jeudi 9 avril lors de la commission permanente du conseil régional. Avec comme propos qui l’accompagne de la vice-présidente du conseil régional chargée de la Culture, Florence Portelli « Nous avons la liberté de donner notre pognon, ou pas ! »
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La réaction de l’autre camp
Face à cette décision, les réactions sont vives. Matthieu Pigasse, propriétaire de l’événement, dénonce une « attaque frontale et inédite de la droite radicale contre la culture ». De son côté, la direction de Rock en Seine déplore, via l’AFP, un « signal très mauvais » envoyé par la collectivité, craignant une forme de censure budgétaire basée sur les choix artistiques.
Malgré cette perte de subsides, le festival confirme le maintien de sa programmation dans le Domaine national de Saint-Cloud, mais devra composer sans le soutien de sa ville hôte et de sa région une année de plus.




























































