©Yacoub Chakarji

Tsugi Podcast 582 : Ian Pooley

La meilleure con­fi­ture se fait dans les vieux pots. Cela fait bien­tôt 30 ans que le Berli­nois Ian Poo­ley a com­mencé sa car­rière en club. Autant dire que lorsque l’Alle­magne s’est défini­tive­ment mise à la musique élec­tron­ique, il était par­mi les pre­miers. “Il faut bien com­pren­dre qu’en 1991, la scène a explosé. Il n’y avait rien du tout, tous les DJ étaient des GI améri­cains” racontait-il en 2018 au webzine Reverb. Dès ses 13 ans, en 1987, Poo­ley fai­sait l’ac­qui­si­tion d’un Yama­ha RX7. Un instru­ment dont il ne s’est jamais séparé, à l’in­star de tous les autres achetés depuis. Il sort son pre­mier sin­gle en 1993, et obtient un véri­ta­ble suc­cès avec ses deux LP pub­liés chez V2 Records : Merid­i­an, en 1998, et surtout Since Then en 2000. Poo­ley se démar­que alors surtout par ses influ­ences brésili­ennes. En 1996, il a même le droit de se faire remix­er par des petits jeunots français sur la pente ascen­dante, Daft Punk.

Depuis, il pour­suit sa car­rière, gérant notam­ment ses deux labels fondés en 2003 et 2015, Pooled­mu­sic, dédié à sa musique et ses coups de cœur, et Mon­tage, plus ori­en­té tech­no. Sans se pos­er de ques­tion, il va où le poussent ses envies, portée à la fois sur le vin­tage et la nou­veauté. Il pub­lie aujour­d’hui chez Kwench Records un nou­v­el EP trois titres (deux sont inclus dans le mix), mon­trant un amour tou­jours intact pour la pro­duc­tion d’une house intem­porelle.

Je n’aime pas jouer des choses trop évi­dentes en set” expliquait-il dans une inter­view vidéo de 2013, et on le ressent dans son mix. Il ne cherche pas à définir la house à par­tir d’un cer­tain courant ou époque : son expéri­ence par­le pour lui lorsqu’il s’ag­it de recon­naître la bonne house, d’où qu’elle vienne. Qu’ils soient vétérans, comme le Chicagoan Man­drake (Boo Williams), l’Alle­mand Roman Flügel (Roman IV) ou l’Anglais Chris Sim­monds ; ou bien de jeunes pouss­es comme Eluize ou Flatt Matt, Ian Poo­ley les rassem­ble en un seul mix. Il ne reste alors que l’essen­tiel : la danse.

Track­list :

Will Saul — Cop­i­cat
Eluize — Illu­mi­nat­ed
Fred P — The Dome
Boo Williams — Out­ta Lim­it
Roman IV — Neues Tes­ta­ment
Flatt Matt — Sec­tion 44
Point G — Jean Claude
Ian Poo­ley — In the night
Chris Sim­monds — Rush N Soul
Chris Sim­monds — Jazz Step /Pooley Edit
Ian Poo­ley — Good Things
Amel Lar­rieux  Get up (Joshua Remix/Pooley Edit)
Ian Poo­ley — Before Long

Le nou­v­el EP d’Ian Poo­ley, Good Things, est disponible chez Kwench Records.

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