©DR

🔊 Tsugi Podcast 652 : LISA signe son premier live, et il est full ambient (et sublime)

Faire son bap­tĂŞme du live avec de l’am­bi­ent, quand on est l’un des espoirs de la scène club, il fal­lait oser, et LISA l’a mer­veilleuse­ment bien fait. La pro­duc­trice et DJ mem­bre de l’équipe des rĂ©si­dents de l’ex­cel­lent club One O One (1O1) de Clermont-Ferrand, a choisi Tsu­gi pour partager son pre­mier live, un pod­cast essen­tielle­ment ambi­ent qui lui sert Ă©gale­ment de thĂ©rapie con­tre l’an­goisse et la pres­sion de ces deux dernières annĂ©es sous Covid.

Les artistes ont été et sont encore cer­tains des plus dure­ment touchés par les con­séquences du Covid. Bien sûr finan­cière­ment, la faute aux fes­ti­vals, clubs et salles de con­cert en jachère et aux faibles revenus des plate­formes de stream­ing qui ne per­me­t­tent pas de pal­li­er ce manque ; mais aus­si psy­chologique­ment, par l’an­goisse d’une sit­u­a­tion ver­tig­ineuse dont ils peinent à voir la fin. For­cé­ment, tout cela ressort dans leurs créa­tions. Si LISA a néan­moins réus­si à s’im­pos­er ces dernières années comme l’une des fig­ures les plus promet­teuses de la scène club music hexag­o­nale, elle le doit à un tra­vail acharné qui, dans ce con­texte anx­iogène, a pu laiss­er des séquelles : “Depuis le pre­mier con­fine­ment, le fait d’avoir tout mon temps à con­sacr­er à la pro­duc­tion a fait que j’en suis un peu dev­enue addict, nous confie-t-elle. Faire de la musique m’a sauvé de beau­coup de moments très som­bres car 2021 a beau avoir été, pour moi, la meilleure année en ter­mes d’ac­com­plisse­ments pro­fes­sion­nels, c’é­tait aus­si l’une des pires années de ma vie en ter­mes de souf­frances psy­chologiques et de trau­ma­tismes. Pro­duire m’a vrai­ment per­mis d’ex­or­cis­er la douleur car c’est une façon de par­ler de ce qui ne va pas, mais dans mon lan­gage à moi. Cela me per­met de me décharg­er un peu de mon trop plein d’émotions.”

À pro­pos de ce pod­cast, nous par­tions orig­inelle­ment sur un mix de club music, miroir des for­mi­da­bles apti­tudes qu’elle a déjà su démon­tr­er dans les meilleurs clubs français et ailleurs, à maintes repris­es. Mais en cours de route, elle change d’avis : “Quand vous m’avez pro­posé de faire ce pod­cast, j’é­tais dans le peak time de ma dépres­sion et je me suis dis que la seule chose que j’avais envie de faire et qui me ferait du bien, serait d’écrire un live, me servir de cette oppor­tu­nité et d’une plate­forme qui m’a tou­jours soutenue, pour pou­voir dire quelque chose de sincère tout en clô­tu­rant cette année, de manière très intro­spec­tive et intime.” Et le thème de l’am­bi­ent s’est imposé de lui-même. Voici une heure de thérapie par le son, aus­si salu­taire pour sa créa­trice que son audi­teur ; et la preuve que l’hori­zon de LISA est sans limite.

 

Ă€ lire Ă©galement
🔊 Cette compile hommage au club 1O1 ne comporte que des missiles

 

Pour ce live, LISA nous a livrĂ© quelques exclus. C’est aus­si l’oc­ca­sion de rap­pel­er la sor­tie le 4 mars prochain du pro­jet Tai​.​no​.​a sur le label de l’artiste, Tsuna­mi Record­ings. Les pré­com­man­des de l’al­bum au for­mat numĂ©rique sont dĂ©jĂ  ouvertes sur Band­camp. Le morceau “Tac­tique De Ser­pent” de Islyz est d’ores et dĂ©jĂ  disponible pour se don­ner une idĂ©e du projet. 

Track­list du podcast

01 — LISA — Sonar (unre­leased)
02 — LISA — Unti­tled (unre­leased)
03 — LISA — Cry For you (unre­leased)
04 — Interlude
05 — Anna Von Hauss­wolff — Perse­fone (LISA Edit)
06 — LISA — Black Leather Gloves (unre­leased)
07 — LISA — Cléopa­tre (unre­leased)
08 — Doppleref­fekt — Gesamtkunst­werk (LISA Edit)

(Vis­itĂ© 1 522 fois)