Du 25 juin au 19 juillet, le Festival d’Été revient au Cabaret Sauvage pour sa 25ème édition. Au programme : de l’afrobeat, du reggae, du dance-hall, et du rock. On vous parle de la programmation. 

L’été à Paris c’est monotone. Sauf pour les amateurs de musique et de chapiteaux. Le plus célèbre d’entre eux, et le plus éthique — au diable Cirque Pinder —, accueille pour la 25ème fois, ça commence à faire, le Festival d’Été. 14 dates étalées entre le 25 juin et le 19 juillet, accueillant le meilleur de la musique, du blues touareg en passant par le shatta ou encore le psychédélisme afro-colombien. 

“À l’heure où le monde se replie, se fracture, se crispe sur des frontières réinventées à coups de peurs et de slogans, le Cabaret Sauvage fait le choix inverse : ouvrir, partager et faire circuler.” Sans oublier de faire danser. 

Blues touareg, afrobeat et bass music

À chaque soirée, son orientation musicale. Le festival s’ouvrira par des artistes issus des musiques électroniques avec le groupe Orange Blossom et Nashwa, duo fusionnant bass music et influences traditionnelles marocaines. Il y aura également du blues touareg avec Bombino et Kader Tarhahine. Le premier a contribué à placer le Sahara sur la carte du rock avec ses riffs de guitare électrique, le deuxième incarne une nouvelle génération de la musique touarègue en mariant rythmes traditionnels et sonorités rock modernes. 

Cette année, le festival met l’afrobeat à l’honneur en invitant Seun Kuti, le plus jeune fils du pionnier Fela Kuti, avec l’ancienne formation de son père, Egypt 80. Ils seront accompagnés par Ajate, un groupe qui mélange le style nigérian avec des musiques ancestrales japonaises. Une soirée à ne pas manquer. Tout comme celle réunissant Dope Saint Jude, la rappeuse sud-africaine aux influences grunge et bass music, Andy4000, la DJ mixant aussi bien trap que rythmiques brésiliennes et Les Mamans du Congo et RRobin, un groupe qui réadapte les berceuses bantu congolaises avec des sonorités électroniques et hip-hop. 

Scène rock et afro-caribéenne 

Parmi les autres dates à ne pas louper, figure la soirée spéciale du festival littéraire international Haïti-Monde portée par Erol Josué, prêtre vaudou haïtien, chanteur et passeur de mémoire sur fond de rythmiques afro-caribéennes. Mais aussi, les concerts de Pambélé, un groupe qui mélange sonorités psychédéliques occidentales et musique traditionnelle de la Caraïbe colombienne, et le set de Imefertiti, DJ espagnol·e d’origine équato-guinéenne qui fusionne reggaeton, afrobeat, hard techno, jersey ou encore funk brésilien. 

N’oublions pas la scène rock et punk française fièrement représentée avec Johnny Montreuil et le groupe Têtes raides, et le dancehall avec la star du genre, Yellowman qui sera accompagné par The Upper Cut Band. Le reste de la programmation est à découvrir sur le site du Cabaret Sauvage. Le lien vers la billetterie est disponible ici.