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© Phantom club / paris-society-events.com
12 février 2024

Le boss de Paris Society (Phantom, T7) condamné à deux ans avec sursis

par Tsugi

Le patron et fondateur du groupe Paris Society (qui détient entre autres Maxim’s, Terminal 7, Phantom…), Laurent de Gourcuff, a été condamné ce jeudi 8 février à vingt-quatre mois de prison avec sursis + 150 000 euros d’amende pour corruption active. On vous explique.

Par Olivia Beaussier et Léa Crétal 

Laurent de Gourcuff, patron de plusieurs grandes tables et clubs parisiens, a été condamné pour trafic d’influence et de recel de favoritisme avant de faire appel. La plainte ne date pas d’hier : en novembre dernier, il avait déjà écopé de douze mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende, ainsi qu’une interdiction de gérer une entreprise pendant cinq ans et une peine d’inéligibilité d’un an.
Parmi les lieux gérés par Paris Society, on compte le Yoyo, Terminal 7 ou le Phantom, mais également les clubs Les Planches, le Bridge, ou encore le cabaret Raspoutine.

Après un premier appel en novembre, la peine de Laurent de Gourcuff a été alourdie. Ce jeudi 8 février, ses avocats ont déclaré faire appel une seconde fois.

 

Paris society

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Comme le rapporte notamment Le Monde, le « roi des nuits parisiennes » a été reconnu coupable de trafic d’influence et recel de favoritisme, en vue de remporter un marché public du contrat de concession, pour douze ans, de l’hippodrome de Longchamp en 2018.

Il lui est reproché d’avoir dîné à de multiples reprises avec le directeur marketing et commercial de France Galop (la société gérante de l’hippodrome), repas au cours desquels il aurait obtenu des informations privilégiées à propos du contrat de concession. Laurent de Gourcuff lui aurait également assuré une perspective de poste importante au sein de Paris Society, alors que ce marché public interdisait tout contact informel entre les parties prenantes.

 

À lire aussi sur Tsugi.fr : Paris : où en est la culture club ?


Cette décision de justice intervient plusieurs années après que Moma Group, entreprise concurrente de Paris Society, a déposé une plainte pour favoritisme, avant de la retirer. Malgré ce retrait, la justice avait convenu de maintenir les poursuites.

Pour la suite de la procédure judiciaire, reste maintenant à suivre les mesures d’appel. 

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