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27 novembre 2023

Paris : où en est la culture club ?

par Jean-Vic Chapus

Concurrencés par les open air et les soirées warehouse, fragilisés par la période du Covid-19, obligés de se réinventer… C’est peu de dire que les clubs et discothèques ont cru ne pas faire partie de l’équation du monde d’après. Finalement, à voir plusieurs lieux à Paris assumer de nouvelles lignes artistiques et esthétiques en phase avec la société actuelle, ils y ont toute leur place. Explications, avant une deuxième partie le mois prochain qui nous fera parcourir la France.

Chronique issue du Tsugi 165 : Culture Clubs : où va le clubbing ?

 

Une réunion de famille recomposée, le jeudi 12 octobre, autour de minuit. Devant les barrières de sécurité, une physionomiste radieuse claque des bises aux visages qu’elle reconnaît. Quand elle parle de l’endroit qui rouvre ce soir au terme de quatre mois de travaux, elle ressemble à ces agents immobiliers ultra-électriques au moment de faire visiter le proverbial « bien atypique » : « Sur le dancefloor vous allez voir comme c’est beau ce qu’on a fait. » Devant le Rex Club, une tribu prend position : mixte, socialement hétérogène, pas sapée comme jamais. Des quadras dont le moteur des scooters électriques chauffe, des trentenaires qui ne pouvaient pas manquer l’événement, mais également pas mal de jeunes gens curieux de voir, dans son nouvel écrin, le club qu’on vend parfois comme un monument historique : « Cet endroit est à la vie nocturne parisienne ce que la Tour Eiffel est aux touristes étrangers. » Certains se prennent en selfie en cadrant bien à l’arrière-plan le logo en néon pour envoyer ensuite l’image en story sur Instagram. Plusieurs jettent des coups d’œil en direction de la New Crêperie Bonne Nouvelle. Plus tard, dans l’attente d’un souvent hypothétique taxi, il leur sera temps de répondre à l’angoissante question « beurre salé or not beurre salé« .

 

Rexpiration
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© Mutant

C’est ici que l’underground punk new-yorkais d’Alan Vega a passé le message synthétique en contrebande d’un rockabilly à cran. Fishbone, Red Hot Chili Peppers, Mano Negra ou Prince en concert inattendu jusqu’à l’aube suivront. Il fallait bien que la génératio rave et son sourire extatique impose le message techno entre ces murs. Comme souvent, le patron Laurent Garnier joue le rôle de l’éclaireur. Dès 1992, l’homme de « Crispy Bacon » y domicilie ses soirées Wake Up. Trois ans plus tard, voilà le Rex Club devenu un lieu « 100% techno« . Pour porter le message des pionniers Parliament Funkadelic, « One nation under a groove« , chaque village a besoin de sa place. Minuit passé d’une quinzaine de minutes, les portes s’ouvrent. La descente par l’escalier se fait en suivant les lignes perpendiculaires de néons rouge vif. Le dancefloor semble avoir trouvé le point d’équilibre scénographique idéal : la cabine de DJ est au milieu de la foule. Pour prolonger l’expérience des Boiler Room vécues à travers l’écran d’un ordinateur portable et renforcer la sensation d’appartenir enfin à une démocratie horizontale, c’est parfait. Au plafond, des parpaings lumineux jouent une élégante chorégraphie de lumières comme dans Rencontres du troisième type de Steven Spielberg. C’est le studio de création audiovisuelle et pluridisciplinaire Matière noire qui a réinventé le Rex Club juste ce qu’il convient pour en faire un lieu actuel. L’équipement sonore a été entièrement recalibré avec des enceintes d&b dernière génération. Les corps et les visages s’éclairent puis s’animent comme dans un « meilleur des mondes » revu et corrigé par quelqu’un qui aurait passé sa vie enfermé dans le HAL de 2001 : L’Odyssée de l’espace.

 

En tout cas, l’Australienne CC:DISCO! semble sincèrement réjouie d’être aux platines. Quand cette dernière dévoile un mix de disco, de groove psychédélique et même un vieux Jamiroquai des familles, la foule se densifie. Plus tard, à la pionnière Jennifer Cardini de rendre la techno plus sensuelle. Si les «anciens » venus fêter la réouverture se souviennent avec émotion de l’époque où le Rex Club et le Pulp animaient la club culture hexagonale dans le même périmètre des Grands Boulevards, il semble que les « nouveaux » aimeraient revivre ce genre de ferveur. « Pour la programmation, on a fait un savant mélange d’anciens et de nouveaux, synthétise Antoine Molkhou, directeur artistique du lieu. Des femmes, des hommes, des historiques du Rex comme D’Julz ou Traumer. Mais aussi des nouvelles résidences comme Miley Serious, et pour le re‑opening, le retour de Jennifer Cardini, au Rex, qui reste quand même un sacré symbole. »

 

Le monde avant/après

C’est une histoire de monde d’avant auquel le pire était promis dans le monde d’après. Un rituel intergénérationnel que la parenthèse du Covid-19 et son flip de la promiscuité ont fait quelque peu trembler quand le vocable administratif « non essentiel » s’est installé. C’était suffisant pour ralentir l’expansion d’un nouveau modèle de club culture parti pour s’installer dans le paysage: celui des warehouses, plus adaptées aux demandes de liberté et de clandestinité exprimées par la jeune génération. Suffisant aussi pour écorcher l’image des clubs de la capitale? Pas forcément, à voir les noctambules se presser sur les dancefloors parisiens du Phantom vers le quartier de Bercy, de la Machine du Moulin Rouge, de la Java, du Badaboum ou encore de ces open air sous le périphérique, Kilomètre25, Virage et le Point Fort d’Aubervilliers, où la techno la plus diverse et inclusive semble de nouveau vivre sa meilleure vie. Dans toute la France c’est le même revival. Au gré des protocoles sanitaires sans cesse renouvelés, de l’actualité anxiogène, mais aussi des chiffres de l’inflation, plusieurs établissements de nuit ont pourtant souffert. Les derniers chiffres publiés par les syndicats du secteur, comme le SNDLL (Syndicat National des Discothèques et Lieux de Loisirs), estiment que 250 à 300 établissements ont déposé le bilan ou sont en redressement judiciaire suite au Covid. Dans une filière recensant jusqu’à 1600 clubs et boîtes de nuit sur le territoire hexagonal, c’est tout sauf un détail. Brice Coudert, ancien directeur artistique des soirées Concrete et du Weather Festival – désormais à l’initiative des soirées Mutant où l’on défend la techno mentale – a fait plus que participer au changement de paradigme. À l’origine, c’est un passionné de rap, de funk et de techno né derrière le périphérique, à Garges-lès-Gonesse. Quand il saute dans le dernier RER pour s’enfoncer, en bande, dans la nuit parisienne, il expérimente les refus à l’entrée des clubs, les « désolé messieurs, soirée privée« , les nuits à zoner dans Paname en attendant l’heure du premier métro.

 

Plus tard, viendront les épiphanies vécues à Berlin, Amsterdam ou dans les pays de l’Est. L’ancien ingénieur informatique réalise qu’ailleurs les clubs ne sont ni des sanctuaires réservés à une élite culturelle ou économique ni des dancefloors surblindés où le seul enjeu de la soirée consiste à vendre toujours plus d’alcool. La cabine de DJ ne ressemble en rien à un trône surélevé où les privilégiés peuvent observer la plèbe d’en haut. « J’ai eu la chance de vivre une de mes premières soirées techno marquantes au Berghain, à Berlin. Là, tu comprends ce que signifie aimer un club: le son et la musique t’emportent, tu as de l’espace pour danser. Résultat: je me sens comme un poisson dans l’eau sur un dancefloor. Pour moi, la distinction entre les bons clubs et ceux qui ne proposent rien d’intéressant, c’est ça: dans les bons clubs tu peux venir seul. Tu sais que tu peux sociabiliser facilement sur place. Même si tu restes dans ton coin tu vas être servi par la musique et servi par l’atmosphère du lieu. » Pas un hasard donc si, au milieu des années 2010 – période de bouillonnement esthétique et des grands questionnements sociétaux, époque où les réseaux sociaux redéfinissent le rapport au monde tout entier –, les fêtes dans des warehouses émergent. Il y a de l’espace pour apprécier le son, une communication minimale. Les extérieurs se vivent comme des intérieurs. Des murs en béton pour saisir le vertige de la crise et la survivance du monde industriel que le numérique cherche à faire disparaître. Dans les faits, cela donne l’émergence de nouveaux temples ni tout à fait clubs, ni foncièrement salles de concerts (La Station – Gare des mines pour le mélange des genres underground entre techno en acier et esthétique punk, l’esprit de tolérance maximum au Péripate, etc.). Au même moment, les boîtes de nuit se demandent si le cadre et les programmations qu’elles proposent n’apparaissent pas déconnectés de cette nouvelle réalité. « L’arrivée des warehouses a donné aux clubs traditionnels une image un peu biaisée, avec sans doute des moments de désamour, rembobine Antoine Molkhou du Rex Club. Après, ce qui a surtout changé dans la club culture ce sont les mentalités – les envies de programmations plus paritaires ou inclusives sont là. Franchement, ça fait un bien énorme à toute une musique ce genre de chose… »

 

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L’équipe de la soirée Headbutt

Il n’est pas impossible que l’arrêt des activités nocturnes imposé par le Covid-19 ait donné aux clubs fermés le temps de cerveau disponible nécessaire pour entreprendre leur introspection. « La prise de conscience qui survient pendant le Covid nous a fait réaliser que notre activité pouvait fermer, résume Victorien Jacquemond, directeur de la communication du Rex Club. Pour tout le monde, ça a été une période hyper morose, car il a fallu courir après les aides, les avances de trésorerie, sans savoir de quoi le futur allait être fait. Quand tu fais partie des premiers à être fermés et des derniers à rouvrir, tu comprends que ta position est fragile et cette conscience de ta fragilité t’oblige aussi à te remettre en question. » Les temps changent… ou pas Au club Carbone, la sobriété de la transition écologique et le minimalisme techno underground. À la Machine du Moulin Rouge, toutes sortes de sonos mondiales modernes – de l’amapiano d’Afrique du Sud aux grooves reggaeton – pour sortir le dancefloor de ses habitudes. Le Badaboum et Le Sacré affichent souvent complets avec des line-ups de puristes. Les open air sous le périphérique du Kilomètre25 ou du Virage, quant à eux, ajoutent le délicieux vertige d’appartenir enfin à une ville où il serait possible de trouver de la teuf partout. Entre-temps certaines discothèques ont tenté le saut vers l’inconnu: politiques tarifaires plus inclusives, équipes de sécurité moins bourrines, programmation où l’alternatif et la défense d’une scène locale grignotent du terrain, discours écoresponsables… Mais certaines mauvaises habitudes empêchent encore la révolution que vivent les clubs d’être totale. L’aventure éphémère La Nuit l’illustre à merveille. Côté pile: une discothèque parisienne située dans le quartier de la Madeleine, anciennement occupée par les très select Plaza Madeleine et Culture Hall. Côté face: la promesse d’une expérience de clubbing en phase avec le monde actuel, confiée à un trio branché et aventureux – Guido Minisky (cofondateur d’Acid Arab et ancien directeur artistique de Chez Moune), Fabrice Desprez (patron de l’agence de promotion musicale Phunk) et Thémis Belkhadra (ex-collaborateur des magazines Trax et Nylon). Décoré de fresques en miroir par l’artiste Étienne Bardelli, le lieu avait pour aspiration  « la jonction entre l’Est et l’Ouest, le populaire et l’underground« . Lors de la deuxième semaine d’exploitation de cette formule, La Nuit invitait la Franco–Algérienne Faïza Lellou, mieux connue sur le nom de DJ La Louuve, pour sa soirée Smaala. Il y a aussi des DJs mixant raï et chaabi, ou l’intense rappeur Shobra El General représentant la scène mahraganat née dans le chaos des révolutions égyptiennes. Entre chaque set et live, un monsieur Loyal queer tout de jaune fluo vêtu se saisit du micro et présente les prochains artistes. Dans le club, des créatures drag queen passent une tête et rejoignent le coin VIP. Point d’orgue de la programmation, les trois Acid Arab prennent les platines comme à domicile. Une seule salle, mais plusieurs ambiances. Trois semaines après le lancement de La Nuit, ce mariage tourne court et quelques posts Instagram officialisent le divorce. Pourquoi ? Peut-être qu’il reste difficile de mélanger sur le dancefloor culture drag, house, nouvelles esthétiques électroniques et mixer tout ça dans les présupposés de la discothèque à l’ancienne (carré VIP réservé à « l’homme qui a vu l’homme qui a vu le DJ du dernier défilé Balenciaga de la fashion week », consommations à prix pas très « inflation friendly »).

 

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Party Fluid

Les jeunes fêtards ? En 2023, ils ne font plus la distinction entre discothèque et club de la nouvelle génération. Leurs vendredis, samedis et parfois même dimanches, de 23h jusqu’à l’aube, se décident à la dernière minute. La « fluidité » n’est pas un vain concept. Autrement dit, une génération réinvente la tournée des grands-ducs, deux voire trois dizaines d’euros en poche, la 5G en surchauffe, une connaissance des lignes de tram, des mobilités douces et des raccourcis permettant de raccourcir le temps de marche en coupant par les quais de l’Est parisien ou certains espaces verts. La déambulation ressemble au film La Traversée de Paris. À la place des haltes dans des bistrots du Paname sous l’occupation où des tronches patibulaires vous dévisagent, les étapes se font dans les clubs où le grand mix semble autorisé. « Évidemment que le public des clubs a énormément évolué, théorise Brice Coudert. En tout cas, sur le dancefloor, il n’a plus grand-chose à voir avec la jeunesse du temps des premières Concrete. J’ai l’impression que le rapport au clubbing des nouvelles générations a été conditionné par l’utilisation de TikTok et les formats courts. Les “newbies” cherchent des endroits où il se passe toujours plein de choses. » C’est le cas d’une bande de vingtenaires de l’Est parisien qui refait le monde dans la cour extérieure du Gore, prolongement techno de la Gare, alias le nouveau spot favori des branchés amateurs de jazz moderne. « Aller en club doit se vivre comme un voyage, théorise Charline, 24 ans, petite brune coiffée comme Louise Brooks, mais habillée dans le strict respect (?) des ancestrales traditions grunge. Il y a un point de départ – jamais le même, toujours dans l’impro – mais pas forcément un point d’arrivée. Tu découvres un DJ dont tu n’as jamais entendu le nom. Si le son te prend, c’est génial. Tu cherches quelques infos en scrollant, tu bois un verre, tu danses un peu. Si quelqu’un te branche, tu essayes de lui envoyer un message par AirDrop. Mais tu gardes assez d’énergie pour essayer de tester un autre spot. » « Une nuit réussie ne doit pas se réduire à un endroit, poursuit Dimitri, la vingtaine et une dégaine à aimer la techno qui tape dur derrière ses lunettes carrées. Il doit y avoir de l’accident. Tu croises des personnes en chemin, tu engages la conversation et d’un coup on te dit: “Attends, mais tu ne connais pas cette teuf ? Suis-nous, c’est mortel.” Danser c’est être mobile, non? » Pour pénétrer au Gore, c’est tout un périple.

D’abord, se retrouver devant une grille fermée, mémoriser le dessin du plan du bâtiment sur lequel il y a marqué « La Nuit. Passe par l’entrée secrète« . Ensuite traverser une cour jusqu’à un bâtiment délabré recouvert de graffitis. Des escaliers extérieurs comme dans les immeubles de Brooklyn permettent la montée. Mais il faut encore emprunter un corridor aux murs à nu et descendre vers une cave où la lumière rouge sang donne aux danseurs des airs de film d’horreur à petit budget. Dans une cabine de DJ surmontée d’une vitre poussiéreuse, les rythmes d’une techno à cran résonnent. Devant ses trois copines, une fille décidée à vivre sa nuit à fond pose les mots-clés suivants : « Je veux de la techno gabber de l’enfer, un croque-madame, et un bus de nuit au milieu des schlags et des crackheads. » 3 heures du matin, sa nuit est loin d’être terminée.

 

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Le grand mix sociétal

Si les clubs vivent une période entre l’euphorie et le flou, cela laisse la place à des nuits singulières où le clubbing redevient une fête. C’est le cas pour la Headbutt, nouveau rendez-vous techno lancé en commun par l’enthousiaste DJ Vanille et son amie créatrice de mode, Marie Manguele, il y a quelques mois seulement, entre les murs de la Station – Gare des mines. Signes distinctifs de leur vision: une programmation où les nouvelles têtes se mélangent à des DJs plus confirmés et des performeurs de la scène drag ou voguing. Dit autrement, que le Paris des clubs redevienne une véritable fête en phase avec le grand mix de la société. « Pour la première Headbutt, on a compté 5% de personnes de couleur sur le dancefloor, et puis au fur et à mesure c’est passé à 15%, se réjouissent les deux organisatrices. Rien ne nous rend plus heureuses que de mélanger les publics, faire prendre conscience qu’entrer dans un club est une expérience qui doit être vécue par tout le monde. Avant de décider de faire cette soirée à la Station, on a bien vérifié les trois fondamentaux de ce que doit être un club aujourd’hui: de l’espace pour te sentir à l’aise, une sécurité qui ne te juge pas comme si tu n’étais pas assez cool pour participer à la fête, un sound system et des lights qui donnent de la confiance aux performeurs qu’on invite. En France, on est encore en retard sur ces aspects. » Derrière la scène où les tables de mixage et les machines ont été posées, des danseuses et danseurs en provenance de Marseille ou Amsterdam suivent le rythme d’une techno qui redevient acide, improvisent des chorégraphies au milieu du public. L’Anglaise Yazzus, tout en fièvre broken beats, succède au fort industriel Sicion. Dans les loges, les deux organisatrices ont du mal à réfréner leur enthousiasme. Pour la deuxième Headbutt, toutes les préventes sont parties. Et pourtant le flyer défini en duo (en même temps que la charte graphique et le caractère métissé de leur événement) proclame « Please don’t come« . Pour ces filles de la nouvelle génération, la club culture hexagonale a parfois du mal à remettre dans l’équation nocturne la joie et les utopies nées avec les raves. « Nous, on fait partie de ces gens qui sortent jusque très tard dans la nuit, résument-elles à deux voix. Quand on veut écouter de la techno, c’est parfois difficile de ne pas se retrouver dans une ambiance de vampires, hyper dark. Ici la techno, visuellement, c’est toujours du noir, du blanc et du rouge alors qu’il y a toute une histoire du mouvement qui reste essentiellement joyeuse.« . Pause suivie d’un sourire: « Quand on imagine le club idéal, on se dit qu’il faudrait des jeux gonflables, des pistes de skateboard, des murs à graffer. Quand plusieurs mondes se réunissent dans la même nuit, c’est là où la club culture bascule. »

 

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