©Victor Pattyn

Une nuit à Bruxelles avec DC Salas

L’histoire que nous racon­te le DJ et pro­duc­teur DC Salas, rési­dent du Fuse, a tout de ses samedis brux­el­lois préférés : de bons ver­res, des amis, de bons plats et un bon club, évidem­ment. Ce jour-là, il se pré­pare à effectuer un de ses exer­ci­ces favoris : le clos­ing de la main room du Fuse, entre 6h et 8h du matin. Et comme il est inca­pable de dormir avant, il nous emmène dans une balade brux­el­loise en guise de warm-up. 

Arti­cle issu du Tsu­gi 146 : Ascen­dant Vierge, généra­tion désen­chan­tée, disponible main­tenant en kiosque et à la com­mande en ligne.

 

18h : Après avoir passé quelques heures à pré­par­er ma sélec­tion du soir/matin, c’est l’heure de se syn­chro­nis­er avec les potes : qui mange, qui boit, qui vient danser ? Où, quand, comment ? 

19h : Pre­mière étape, Chez ta mère. Ce bar situé à Ixelles est un par­fait com­mence­ment à une (très) longue soirée réussie. Bons vins, cock­tails et team au top. Mes potes Loïc (pre­mier sur les pré­soirées, mais impos­si­ble à traîn­er jusqu’au club) et Guil­laume se ramè­nent. On déguste quelques cock­tails mai­son (des tueries !) avant d’attaquer la suite. 

20h : On mange ! L’appétit vient en buvant, on se dirige vers le centre-ville. Le choix du soir : Casa Mia. Cet endroit, situé rue de Flan­dres, ouvert depuis plus de vingt ans, est une insti­tu­tion de la pâte ital­i­enne à Brux­elles. Lorsqu’on ne se retrou­ve pas là-bas, on déguste les bons plats de lieux comme Beli, Liesse, La Meute, Men­ma, ou tout sim­ple­ment des frites de Chez Steve. Le plaisir de Brux­elles, c’est cette var­iété de choix, à portée de main. 

22h : On (re)boit ! Pas­sage par le Dali’s Bar, un lieu chargé d’histoire pour la scène élec­tron­ique belge : Vil­lalo­bos, Gar­nier y sont passés. La sélec­tion musi­cale est tou­jours intéres­sante et Steph’ le boss est une crème. On se rap­proche petit à petit du Fuse, direc­tion le Parvis de Saint-Gilles. L’Union ou le Café Flo­ra fer­ont l’affaire. On touche au sacré, on arrive dans l’antre de l’authenticité quand on ira, juste après, boire une 33 du côté du Petit Lion, situé rue Haute (on est à 100 m du Fuse). Un bar “dans son jus” typ­ique du quarti­er des Marolles. Ce soir-là, les derniers sup­port­ers de l’Union saint-gilloise fêtent la vic­toire du jour. Un mec accoudé au comp­toir bal­ance du son sur son smart­phone entre deux clopes et pubs Spo­ti­fy : Abba, Dal­i­da, Claude François. Cet endroit figé dans le temps est l’escapade par­faite avant de se diriger vers le Fuse.

1h30 : Arrivée au club. Seb, Julien et le reste de la team nous rejoignent. Loïc, comme prévu, nous aban­donne. La file est déjà longue devant le Fuse. L’ambiance est élec­trique. Le besoin de fête est réel après ces deux années d’abstinence qua­si totale. Je fais mon habituel tour du club : main room, motion room (ma préférée). Tout est déjà qua­si rem­pli. Grosse nuit en prévi­sion. Je passe manger une banane en back­stage (cinq fruits et légumes par jour !), on dis­cute un peu. Lorsqu’on descend, le club est full, la tem­péra­ture a aug­men­té de dix degrés. 

8h10 : Faille de l’espace-temps. À force de ren­con­tres, de dis­cus­sions et d’un pub­lic sur­volté, il est déjà l’heure de bal­ancer mon dernier disque. C’est tou­jours un choix dif­fi­cile ce petit dernier, il est le sen­ti­ment qu’emporteront ces derniers clubbeurs avec eux. 

8h30 : On sort du club, deux teams se créent. Une par­tie se chope des crois­sants et autres vien­nois­eries du côté de Boulengi­er ou la Boule. L’autre par­tie se rue Place du Jeu de Balle, où le marché aux puces a débuté. Mais l’idée n’est pas d’aller chin­er, du moins pas tout de suite. Le plan immé­di­at c’est la Clef d’Or et son splen­dide sand­wich améri­cain. De mon côté je suis team Boulengi­er, je ramène le petit dej’ à ma douce et ten­dre et m’endors pour quelques heures. 

13h : Une courte nuit effec­tuée, il est l’heure du reset, grâce aux splen­dides petits plats du Petit Mer­ca­do situé à Saint-Gilles. C’est le com­pagnon domini­cal idéal. Les plats sont orig­in­aux et plein de saveurs, un ser­vice impec­ca­ble. JAMAIS déçu. Le must. On a bien mangé, bien bu, ri, dan­sé, pas beau­coup dor­mi. Mais c’était beau, mul­ti­ple, fort et authen­tique. C’est Bruxelles.

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