Capture d'écran de sa Boiler Room

Podcast 602 : Skee Mask

Il signe le pod­cast 602 : Skee Mask. Le mys­térieux prodi­ge alle­mand de la musique élec­tron­ique livre pour Tsu­gi un mix inédit, com­pi­lant ce que l’underground anglais a de meilleur, des années 90 à aujourd’hui.

Il ne dévoile pas son vis­age, refuse les inter­views, n’a aucune pho­to offi­cielle et a ten­té de cacher son iden­tité au début de sa car­rière : mais qui es-tu, Skee Mask ? De son vrai nom Bryan Müller, le pro­duc­teur de Munich est l’un des meilleurs de sa généra­tion. D’abord con­nu via Boys Noize Records sous l’alias SCNTST en 2001, il devient Skee Mask en 2014 et sort les albums Shred (2016) et Com­pro (2018) sur le label Ilian Tape, fondé par les Zenker Broth­ers. De remar­quables sor­ties adulées par la cri­tique : Com­pro est érigé au rang des meilleurs dis­ques élec­tron­iques de 2018. Et toute la cri­tique se met d’accord sur un point : il est rare de maîtris­er l’héritage élec­tron­ique bri­tan­nique des 90’s avec autant d’audace. Skee Mask ren­tre offi­cielle­ment dans la cour des grands.

En juin dernier, il sor­tait une paire d’EPs simul­tané­ment, l’un dub­step et l’autre ambi­ent, et rece­vait encore les félic­i­ta­tions du pub­lic, de la cri­tique et de ses col­lègues, dont Daniel Avery, Nico­las Jaar, Mar­cel Dettmann, ou la rési­dente BBC 6 Mary Ann Hobbs. On devrait le retrou­ver prochaine­ment aux côtés du Nan­tais Simo Cell pour une col­lab­o­ra­tion sur son jeune label TEMƎT Music. Une petite escale ailleurs que sur Ilian Tape, son label attitré qui, lui, sor­ti­ra Cos­mic Trans­mis­sion, le nou­v­el album de ses fon­da­teurs The Zenker Broth­ers le 15 octo­bre prochain (à pré­com­man­der ici).

 

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Nour­rie par l’underground élec­tron­ique anglais et les années 90, la musique de Skee Mask nav­igue entre break­beat, dub­step, IDM, jun­gle, ambi­ent et tech­no. Pour Tsu­gi, il livre un mix qui lui ressem­ble, démar­rant dans un style UK bass avant de pencher vers une tech-house soutenue et gar­nie de quelques touch­es breakées. Bien loin d’être éthérées ou min­i­mal­isées, les 60 min­utes de mix sont un bouil­lon d’én­ergie pos­i­tive et de références qui sil­lon­nent les épo­ques.

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