La Strasbourg Music Week revient du 5 au 8 mai 2026 pour rythmer la région du Grand Est. Cette année, le festival — qui accueille tous les ans public et professionnel·les du secteur — tournera autour de deux grandes thématiques : “Musiques actuelles et ruralité” ainsi que “Musiques électroniques et nouveaux modèles”.

À l’image du MaMA Music & Convention à Paris, la Strasbourg Music Week est le rendez-vous des professionnels — et des curieux — de la musique dans l’Eurorégion de l’Est. Le Luxembourg, la Belgique, la Suisse, l’Allemagne et la France se rencontrent pour échanger sur les musiques actuelles, au travers de conférences, et bien sûr, de concerts. Pour sa quatrième édition, le festival a choisi de porter la ruralité et les musiques électroniques comme thématiques phares de cette année 2026.

Questionner ruralité et émergence artistique

La région du Grand Est est-elle capable d’accompagner des artistes émergents ? Développement d’infrastructures, accès équitable à la culture et aux dispositifs d’accompagnement… De nombreux paramètres sont à prendre en compte, alors que 94% du territoire est considéré comme rural. Pour comprendre ces enjeux, la journée du mercredi 6 mai sera consacrée à cette thématique. Au programme : un workshop autour du thème “Musique, ruralité & santé au travail”. Mais aussi, les résultats du projet COMETES, dispositif d’accompagnement instauré par Grabuge, Fédération des musiques actuelles du Grand Est. 

Une conférence sur le sujet “Ruralité et renouvellement des publics” se concentrera, elle, sur l’importance des petites salles, des lieux associatifs et des initiatives rurales dans le maillage culturel local. Elle sera modérée par Arnaud Fievre, directeur du lieu Contre-Courant, et Grégoire Pateau, chargé des dynamiques territoriales et des projets à l’UFISC (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles). 

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Strasbourg Music Week 2025 © Malu França

Comprendre les musiques électroniques et leurs évolutions

Le jeudi mettra à l’honneur les musiques électroniques, un pan musical qui recèle plus d’une particularité. Dès le petit matin, un workshop techno yoga sera proposé, pour reconnecter le pouvoir des infrabasses à la méditation. Le dispositif Le Fair sera également présent pour expliquer son rôle dans le développement de carrières d’artistes émergents, et leur système de sessions bi-annuelles. 

Le terme “musiques électroniques” englobe un tas d’histoires, de genres et d’esthétiques que Chloé Gatignol et Eve de Campo tenteront d’expliquer au travers de leur conférence “Musiques électroniques : scènes, genres et transitions”. Elle est organisée par Courts Circuits, modèle créé par l’association Technopol pour des tournées — notamment de DJs — plus respectueuses de l’environnement. 

L’après-midi continuera avec une initiation au DJing par Wom•x, qui œuvre pour plus de représentativité féminine derrière les platines. Pour finir, on retrouvera un format ouvert, co-construit entre la MC et DJ Wendy-Jasmine Henchich et le public, autour des “Radios, collectifs et contre-cultures face à la marchandisation des musiques électroniques”. Le but est de bâtir, au travers du récit des radios et de collectifs associatifs, une contre-culture collective et durable face à la “marchandisation croissante des musiques dites “électroniques”, peut-on lire dans un communiqué. 

Les discussions seront accompagnées de concerts tout le long de la semaine. On vous propose d’ores et déjà de vous plonger dans la programmation sur le site du festival, mais également de profiter de la billetterie, déjà disponible à des tarifs — très — réduits, juste ici.