Itzik Mor

Tsugi Podcast 590 : Red Axes

Cette année, le duo de pro­duc­teur Red Axes souf­fle ses dix bou­gies. Dix ans de car­rière durant lesquels le groupe israélien a lais­sé par­ler leur créa­tiv­ité en ne se posant aucune lim­ite. Depuis 2014, le duo a trou­vé son rythme de croisière, un album tous les trois ans, entre lequel Dori Sadovnik et Niv Arzi s’es­sayent à dif­férentes explo­rations dont les voy­ages expéri­men­taux. Influ­encé par la scène des années 90, du post-punk et par la new wave, le groupe est un mélange d’in­flu­ences de tout hori­zons. Le résul­tat de leur dur labeur : un troisième album qui porte sobre­ment le nom du duo : Red Axes sur le label Dark Entries. Pour l’oc­ca­sion, le groupe a réal­isé un pod­cast d’une heure sur lequel Red Axes adopte un style “plus lent et nos­tal­gique”.

Que représente ce nouvel album dans votre carrière ?

Il s’agit de notre troisième album et chaque album que nous avons fait a reflété notre évo­lu­tion à un cer­tain moment. Nous avons joué dans de nom­breux clubs et fes­ti­vals depuis le dernier album en 2017, et cet album représente l’én­ergie et l’at­mo­sphère que nous nous procu­ri­ons sur scène ces dernières années.

Sur ce nouveau projet, vous avez composé un titre avec le musicien israélien Adi Bronicki. Que pensez-vous de l’état actuel de la scène israélienne et comment a‑t-il évolué depuis vos débuts ?

Adi fait par­tie de l’incroyable groupe punk Deaf Chon­ki. Nous col­laborons avec elle de temps en temps. À pro­pos de la scène DJ à Tel Aviv, c’est selon nous une scène très authen­tique, qui a beau­coup évolué au cours des dix dernières années.

De quelle manière cette ville et le pays ont influencé votre musique ?

La vie noc­turne à Tel Aviv est puis­sante, ici ils aiment la musique et faire la fête. Le pays a une his­toire rem­plie avec des groupes fan­tas­tiques des années 80, au début de la psy-trance et des acid-raves du début des années 90, de la house et des technopar­ties dans les années 2000. Donc, si vous prenez tout cela et que vous le mélangez avec la mul­ti­cul­tur­al­ité des gens qui vivent ici, vous obtenez un beau mélange d’in­flu­ence.

Comment devrions-nous écouter cet album, qui a beaucoup de vibes dancefloor, en cette période ?

Oui, il y a des vibes énergé­tiques dans cet album, mais les chan­sons sont définies de telle manière qu’elles peu­vent s’adapter à une écouter chez soi. Après bien sûr, il faut être dans les bonnes con­di­tions pour l’écouter.

Qu’est-ce que vous avez mis dans ce podcast ?

C’est une piste un peu plus lente et nos­tal­gique que sur l’album. Nous pen­sions au temps où nous étions sur la plage de Goa lors de notre troisième voy­age expéri­men­tal. Il y avait quelque chose de très cos­mique là-bas. Nous voulions mélanger des rythmes et des sons inspi­rants qui nous don­nent de l’e­spoir, mais qui appor­tent tou­jours un effet sur le corps. C’est aus­si un hom­mage à deux de nos héros de tous les temps qui sont décédés récem­ment, vous le décou­vrirez dans le mix. P.S : Vous pou­vez aus­si danser durant la quar­an­taine

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