Après le disco ou encore le metal, la nouvelle exposition de la Philharmonie de Paris est consacrée à l’évolution conjointe des jeux vidéo et de la musique. Des bips rudimentaires du jeu Pong aux meilleurs morceaux chiptune (de la musique synthétisée en temps réel par un ordinateur ou une console de jeu), revivez l’histoire de deux mondes intimement liés, jusqu’au 1er novembre 2026.
Des premiers bruits synthétisés sur des bornes d’arcade, aux musiques téléchargées sur CD-ROM, jusqu’aux soundtrack exclusives des dernières sorties (Woodkid pour la saga Death Stranding), l’exposition retrace l’histoire de la musique de jeux vidéo. À travers une visite interactive et sensorielle, les visiteurs, simples curieux ou joueurs confirmés, auront l’occasion de découvrir une vingtaine de jeux jouables, des photographies ou encore des artworks, sur plus de 800 mètres carrés.
Une exposition comme symbole d’un souvenir collectif
Les musiques de Mario, Zelda ou Tetris sont devenues cultes par leur arrivée fracassante dans la pop culture, mais aussi par leur interactivité, où chaque note changeait en fonction du gameplay — la manière de jouer — du joueur. Au micro de l’émission Multijoueurs de BFM, Jean Zeid, commissaire de l’exposition, raconte comment ces musiques sont devenues des marqueurs intergénérationnels : “Ma mère connaissait la musique de Mario Bros, alors qu’elle n’a jamais touché une manette de sa vie […] la meilleure musique de jeu, on ne l’écoute pas, mais elle nous reste”. Les musiques de jeux vidéo sont souvent plus connues que le contenu du jeu lui-même, preuve de leur accessibilité au grand public.
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Des souvenirs qui deviennent tangibles par les images qu’on y associe. C’est pour cela que l’exposition se décompose en cinq “biomes”, cinq décors animés conçus par les scénographes La Sagna & Racine, ainsi que l’artiste Mounir Ayache. Des mondes se visitant dans n’importe quel ordre, à la manière d’un jeu à “monde ouvert” — où il n’y a pas de chemin tout tracé, à la différence des jeux dits “de couloir” — et qui donne au visiteur cette sensation de liberté totale.
Les compositeurs également mis à l’honneur
Kōji Kondō, créateur des musiques de Mario, The Legend of Zelda, Jesper Kyd pour les derniers Assassin’s Creed ou Lorien Testard derrière la sensation Clair Obscur : Expedition 33 ont tous un point commun : ils sont compositeurs de musiques de jeux vidéo. L’exposition a souhaité mettre en avant ces personnes, devenues centrales au fil des années, et des générations de joueurs. Seize portraits leur sont consacrés, des pionniers aux néophytes du genre.
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La musique de jeux vidéo connaît un succès tel, qu’elle côtoie désormais les bancs de l’Orchestre symphonique de la Philharmonie. Après de premières adaptations en 2017, la saga Final Fantasy sera de nouveau jouée en version symphonique, pour des concerts prévus fin juin — un hommage à son compositeur, Nobuo Uematsu, lui-même fan de musique classique. Les thèmes principaux de Assassin’s Creed seront également interprétés le mardi 23 juin, pour une expérience mêlant musique et images.
Si vous voulez plonger dans le monde passionnant des jeux vidéo et de la musique, vous avez jusqu’au 1er novembre 2026. Le lien de la billetterie est juste ici !




























































