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19 janvier 2024

JB Dunckel, Poppy Fusée, Canblaster… Les projets de la semaine

par Léa Crétal

Aujourd’hui, c’est vendredi, jour de sorties. Alors pour notre première sélection de l’année, on a retenu cinq albums à ne pas louper. Au programme, les nouveaux projets de : Poppy Fusée, Jean-Benoît Dunckel, Keyon Harrold, Slift et Canblaster.

 

Poppy Fusée – BETTER PLACE

Il y a des albums qui mettent du baume au cœur, et qu’on aimerait emporter partout avec nous, comme des doudous. Better Place en fait partie. Gorgé de douceur, le premier album de Poppy Fusée – entre autres, ex-moitié du groupe Part Time Friends et BFF de November Ultra – raconte l’histoire d’une page qui se tourne. Or, tourner la page n’est pas un processus lisse, et ça, Better Place le retranscrit parfaitement.

Porté par la voix d’ange de Poppy Fusée, l’album oscille entre hauts et bas, espoirs et chagrins. Il raconte les différentes étapes traversées lorsqu’un chapitre de la vie se ferme… pour laisser s’ouvrir un autre. Une expérience universelle qui résonne forcément en chacun. Réconfortant et enveloppant, l’album évoque le chemin vers l’amour propre, essentiel à l’heure des coups durs.

Finalement avec Better Place, on a l’impression que Poppy Fusée cherche à guérir quelque chose en elle. Et l’album guérit un peu de nos maux, aussi.

 

Jean-Benoît Dunckel – PARANORMAL MUSICALITY 

Avec Paranormal Musicality, le musicien Jean-Benoît Dunckel se révèle sous une facette nouvelle et surprenante. Référence des musiques électroniques françaises, moitié du groupe Air (formé aux côtés de Nicolas Godin), JBD abandonne ici ses synthétiseurs pour embrasser la pureté du piano acoustique dans un album 100% solo.

Via des compositions émouvantes et à son merveilleux doigté, il embarque l’auditeur pour un voyage long de dix-huit morceaux. Le pianiste-compositeur laisse tout son talent s’exprimer à travers des mélodies d’une élégance rare, qui se suffisent à elles-mêmes. Sans voix ni parure, chaque titre se donne à entendre dans la plus grande nudité.

Dans cet album, aucun désordre ni surprise : seulement quelques nuances. Et ne vous méprenez pas car cette continuité n’est pas synonyme d’ennui, mais d’harmonie et de cohésion. 

 


Keyon Harrold – FOREVERLAND 

Si vous avez déjà écouté Jay-Z, Beyoncé, Rihanna, Eminem ou encore Snoop Dogg, vous avez probablement entendu Keyon Harrold. Collaborateur de gros artistes mondiaux, le trompettiste américain sort Foreverland, album chaleureux à la croisée du jazz, du hip-hop et de la soul.

Sur ce projet, Keyon Harrold a fait appel à des invités de prestige, parmi lesquels la chanteuse Laura Mvula, l’émérite pianiste Robert Glasper ou encore le légendaire claviériste Greg Phillinganes.

Et si la fusion jazz-hip-hop-soul sert de fil rouge à l’album, Foreverland reste un projet varié : ‘Well Walk Now’ a un côté nostalgique, tandis que ‘Paranoid’ fait office d’interlude minimaliste et que ‘Gotta Go’ s’apparente à du jazz expérimental. Une diversité des morceaux qui donne beaucoup de dynamisme à l’album. Pour l’écouter en live, le rendez-vous est donné au New Morning à Paris, le 6 mars.

 

Slift – ILION

Par Antoine Gailhanou

Pas besoin de monter le son pour frapper plus fort. Non pas que le trio toulousain ait particulièrement baissé le volume: dès l’ouverture de ce troisième disque, ça commence fort pour encore monter en intensité sur une cavalcade de onze minutes.

Malgré un départ de la maison bordelaise Vicious Circle vers le label international Sub Pop, cet ILION est un héritier direct de l’impressionnant UMMON, du psych-métal impeccablement produit, nous plongeant dans une aventure aux proportions cosmiques. Après tout, le titre du disque fait directement référence à l’Iliade d’Homère, et avec lui aux innombrables tragédies d’une humanité qui semble avoir du mal à apprendre et s’unir.

Entre ces musiciens, en revanche, l’alchimie est impressionnante, et n’a rien à envier à n’importe quelle formation jazz. Basse et batterie rebondissent, dans une complémentarité toujours parfaite avec les envolées de guitare. Mais tout est ici poussé un cran plus loin (…)

Suite de la chronique à découvrir dans le Tsugi 166.


Canblaster – LIBEROSIS, ACT 1

Hourra! La première partie de l’album LIBEROSIS vient de sortir. Intitulée ‘Act I’, elle comporte les six premiers titres du nouveau projet de Canblaster, conçu comme une épopée méditative en trois actes (deux sorties viendront plus tard, soyez patients). 

Il nous a laissé un souvenir marquant aux Trans Musicales avec un live tonitruant. Cofondateur du groupe Club Cheval, Canblaster a mis toute son génie dans cet album quasi-bionique : concert de synthétiseurs, nappes oniriques, voix célestes…. Le tout dans un univers épique.

Mention spéciale aux morceaux ‘IF IM NOT HERE’ et ‘BE FREE’ pour leurs rythmiques breakées UK qu’on aurait envie d’écouter en club. Notre coup de cœur ? ‘frozen files’, dont les synthétiseurs sonnent comme des gouttelettes qui pétillent dans les oreilles.

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