La poétesse et activiste américaine critique l’hypocrisie hollywoodienne sur fond de jazz psychédélique et de spoken word.
Deux ans après when the poems do what they want to do, aja monet revient en musique avec “hollyweird”. Ce nouveau morceau est une « ode afro-punk” sur fond de jazz électronique. Il y a cette cacophonie, symbolisée par des coups de feu et des sirènes de police, une ligne de basse fuzzée rythmée par une batterie syncopée et une envolée de cuivre. Dans ce capharnaüm musical, la poétesse et activiste afro-américaine clame avec puissance ses vers.
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Un puzzle lyrique et visuel
« J’ai écrit « hollyweird » sur des bouts de papier trouvés ici et là, notant frénétiquement mes observations et mes sentiments du moment pendant les incendies de Los Angeles et leurs conséquences”, explique aja monet, dans un communiqué accompagnant la sortie du single. En effet, le morceau/poème se découpe comme un puzzle de mots et de pensées, dénonçant, par exemple, l’esprit de communauté né seulement après le fait que des “milliardaires deviennent également sans-abris”.
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Le clip accompagnant le morceau, commence d’ailleurs par un panneau sur lequel est défini le mot “hollyweird”, soit un lieu où règnent les “actions malhonnêtes”, la “vanité excessive” et l’ “individualisme exacerbé”. Ensuite, il aligne plusieurs vidéos d’événements découpés et montés à la suite des autres, créant un ensemble surréaliste et psychédélique, accompagnant les ruptures de rythmes du morceau. On y voit des images de vie quotidienne mélangées à des vidéos de manifestations. Une manière de créer un lien entre les mouvements pro-palestiniens, Black Lives Matter, anti-ICE ou encore pour les droits des personnes LGBTQIA+, qu’elle aborde de son écriture incisive. En attendant de prochains morceaux, la poétesse sera sur le prochain album de Dua Saleh, Of Earth and Wires, disponible le 15 mai.




























































