Du 22 octobre au 11 décembre 2026, le festival Les Femmes S’en Mêlent revient pour une 27e édition itinérante, avec des concerts dans plus de vingt villes françaises. Entre pop, folk, rock alternatif, punk, rap et musiques électroniques, l’événement poursuit son engagement en faveur de la visibilité des artistes femmes et de la diversité des scènes indépendantes.

Une programmation qui traverse les genres

Depuis sa création en 1997, Les Femmes S’en Mêlent défend une programmation qui échappe aux frontières stylistiques. Pour cette nouvelle édition, le festival mise une nouvelle fois sur la découverte, en réunissant des artistes confirmées et des musiciennes émergentes venues de différents horizons. Parmi les noms à retenir : l’Américaine Zoh Amba, l’Anglaise Momoko Gill et la Canadienne Abigail Lapell côtoient plusieurs figures de la scène française, comme Anaïs Rosso, Mona Guba, Metro Verlaine, Championne, Tessina ou encore No Sex Last Night. La programmation traverse ainsi les territoires du folk, du rock et du punk, tout en faisant une place au rap et aux musiques électroniques. Une diversité qui reflète la volonté du festival de mettre en lumière des démarches singulières, loin des formats attendus.

Le festival se déploiera à Paris et en Île-de-France du 30 octobre au 29 novembre, tandis que sa tournée nationale s’étendra du 22 octobre au 11 décembre. Au total, plus de vingt villes accueilleront des concerts, dans des salles partenaires réparties sur l’ensemble du territoire. Une véritable volonté de dépasser la simple capitale. 

Créer de la représentation pour les femmes artistes

Près de trente ans après ses débuts, le festival rappelle que la visibilité des artistes femmes reste un enjeu majeur dans l’industrie musicale. Les chiffres cités dans son dossier de presse, issus d’un rapport de la Fédurok / Fédélima pour 2024, soulignent notamment que les musiciennes ne représentent que 24 % des artistes sur scène. Elles ne sont que 15 % en studio de répétition et les techniciennes représentent 16 % des personnes travaillant sur scène. Les femmes occupent par ailleurs 35 % des postes de direction des Scènes de musiques actuelles (SMAC).

Face à ces déséquilibres, Les Femmes S’en Mêlent poursuit son travail de mise en lumière des artistes, avec plus de 750 musiciennes et compositrices programmées depuis 1997. Le festival a notamment accompagné les débuts ou les premières scènes d’artistes comme Christine and the Queens, Jeanne Added, M.I.A., Yelle, Feist ou encore Little Simz.

En défendant aussi bien les scènes locales que les propositions moins exposées, Les Femmes S’en Mêlent fait de cette nouvelle édition un espace de découverte et de circulation. Une manière de rappeler que la diversité musicale ne se résume pas aux genres musicaux représentés mais qu’elle dépend aussi de celles et ceux qui ont accès aux scènes, aux moyens de création et à la reconnaissance du public. Pour prendre à part à l’événement, c’est par ici.