Les 10 et 11 octobre, le musée du quai Branly – Jacques Chirac propose deux rendez-vous où les cultures autochtones rencontrent la création contemporaine. Haïda Manga et Au pays des chasseurs de têtes proposent deux manières de faire résonner des récits autochtones avec les formes artistiques d’aujourd’hui.
Deux spectacles, deux époques et deux approches artistiques se succéderont ainsi au Théâtre Claude Lévi-Strauss, au cœur du musée du quai Branly – Jacques Chirac. D’un côté, Haïda Manga mêlera dessin en direct, narration et violoncelle. De l’autre, Au pays des chasseurs de têtes, Edward Sheriff Curtis revisitera un film tourné au début du XXe siècle à travers une création musicale contemporaine.
Quand le dessin devient musique
Le samedi 10 et le dimanche 11 octobre, le musée accueillera Michael Nicoll Yahgulanaas et Ernst Reijseger pour Haïda Manga, une performance à la frontière du concert dessiné, de la conférence et du récit. Artiste plasticien, Michael est notamment connu pour avoir développé le manga haïda, une forme artistique qui croise les codes du manga japonais avec les traditions visuelles de l’art haïda.
Sur scène, l’artiste dessine en direct, raconte et chante tandis qu’il est accompagné par Ernst Reijseger au violoncelle. Figure de la scène jazz européenne, le musicien est notamment connu pour ses collaborations avec le cinéaste Werner Herzog. Ici, son instrument vient prolonger le geste graphique et la narration de Yahgulanaas pour créer une performance où les disciplines se répondent en permanence.

Michael Nicoll Yahgulanaas © Stephanie Glotman
Quand le cinéma devient musique
Le dimanche 11 octobre à 15h, changement d’époque avec Au pays des chasseurs de têtes. Cette fois, c’est un film tourné il y a plus d’un siècle qui sert de point de départ à une nouvelle création musicale. Réalisé par le photographe et ethnologue américain Edward Sheriff Curtis en 1914, le film constitue un document rare sur les communautés kwakwaka’wakw de la côte nord-ouest de l’Amérique. Il est notamment présenté comme le premier long-métrage interprété par des représentants de communautés autochtones de cette région.
Plus d’un siècle après son tournage, les images sont accompagnées en direct par Laura Ortman. Violoniste apache et compositrice, elle développe une création électroacoustique pensée comme une sculpture sonore. Son travail vient créer un nouveau dialogue avec ces images anciennes, en faisant entrer les héritages autochtones dans un langage musical contemporain.
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Deux spectacles entre passé et présent
À travers ces deux propositions, le musée du quai Branly met donc en regard deux manières de faire circuler les récits et les imaginaires des Premières Nations. Deux performances qui rappellent surtout que les cultures autochtones ne se résument pas aux archives ou aux objets conservés dans les musées. Elles continuent de se raconter, de se transformer et de produire de nouvelles formes artistiques.
Rendez-vous les 10 et 11 octobre au musée du quai Branly pour découvrir ces deux créations au théâtre Claude Lévi-Strauss. Pour y participer, c’est par ici.




























































