L’événement est organisé par Technopol, association pilier des musiques électroniques qui fédère et représente les actrices et acteurs de la scène. Il se tiendra pendant cinq jours, du 30 septembre au 4 octobre 2026, à Paris et en proche banlieue. Différents formats sont prévus : conférences, masterclass, workshops, rencontres professionnelles et événements festifs. L’objectif : faire vivre des espaces de réflexion, de transmission et d’engagement dédiés aux cultures électroniques.
Le leitmotiv : la défense d’un écosystème indépendant
On ne vous apprend rien, les élections présidentielles de 2027 approchent à grands pas. Le secteur culturel pâtit déjà fortement de la concentration économique qui le modèle et de la mainstreamisation de la musique électronique associée. Il souffre aussi des coupes budgétaires dans les finances publiques dédiées à la culture, ce qui a des conséquences lourdes sur les structures associatives et sur les personnes qui les font vivre. Lors de la Paris Electronic Week, différents formats de conférences sont prévus pour penser la préservation de l’indépendance et de la liberté de création de la scène électronique dans cette période charnière, sans en dissoudre les valeurs.
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La thématique du care sera au centre de la réflexion. Le terme parapluie des “métiers passions” masque la plupart du temps des conditions de travail précaires et des rythmes effrénés, pouvant mener à l’épuisement. Une santé mentale solide des acteurs et actrices de la scène n’est pas un luxe, mais une condition sine qua non de la pérennité des structures qui font vivre cette culture.

Racisme, LGBTQIA+phobies, validisme ou discriminations sociales : ça n’a pas sa place dans les musiques électroniques et pourtant, cela existe. Il est donc urgent de penser des espaces plus sûrs de manière intersectionnelle, parce que les contre-cultures sont par essence des lieux d’expression privilégiés. La semaine sera l’occasion de discuter toutes et tous ensemble de ces enjeux.
La programmation fait également la part belle aux pistes de transformations en termes de pratiques environnementales. L’année dernière, une journée entière était dédiée à la question, alors on a hâte de voir comment la problématique va être abordée cette année. Parce qu’elle reste encore trop souvent sur le banc des engagements des structures du secteur.
Deux tournants pour cette édition
Les rencontres professionnelles en mixité choisie de la première journée, historiquement organisées en ouverture du festival, s’étendront désormais sur un après-midi au Point Éphémère. Une succession d’événements sera réservée aux personnes FLINTA (femmes, lesbiennes, personnes intersexes, non-binaires, trans et agenres) par la suite. Et pour finir en beauté : la soirée d’ouverture du festival en collaboration avec le collectif flamboyant Femme Bass Mafia. L’ensemble de cette programmation sera accessible gratuitement.
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Autre changement : la convention professionnelle posera ses valises à Mains D’oeuvres à Saint-Ouen, du vendredi 2 au dimanche 4 octobre. Le lieu incarne parfaitement les valeurs que Technopol souhaite défendre : indépendance, partage des savoirs, ou encore hybridation des pratiques.
Des invités et des lieux de choix
La semaine accueillera des personnalités au premier plan des thématiques abordées, triées sur le volet. Arnaud Idelon, auteur de l’ouvrage Boum Boum, Politiques du dancefloor, Alexis Tenaud, le directeur et fondateur du Macadam à Nantes, l’association Consentis, ou encore le collectif féministe Vénus Club (entre autres, la liste est très longue) !
On n’oublie pas la fête ! Une soirée à La Station – Gare des Mines ouvre le bal le jeudi. La première d’un spectacle de danse à Petit Bain est prévue le vendredi. Enfin, une soirée à Mains d’Œuvres le samedi, pour clore la semaine en beauté.
La programmation complète est à paraître, on garde les écoutilles ouvertes ! Toutes les infos sont par ici.




























































