Au centre d’un décor naturel unique, le festival Baignade Sauvage revient pour sa quatorzième édition, qui se tient depuis six ans sur le site exceptionnel du village d’Ambialet, du 20 au 23 août 2026. Tsugi vous dévoile la programmation du festival et ses petites particularités !

Après huit belles années passées à faire vibrer les bassins de la piscine de Baignade Interdite, le festival a trouvé son écrin de verdure dans la vallée du Tarn. Loin des autoroutes médiatiques et des programmations classiques, il privilégie une approche artisanale et humaine de la musique. L’objectif est de favoriser la venue d’artistes rares et marginalisés, dans un environnement atypique pour un festival.

Mais qui a dit qu’un festival se limitait à la musique ? L’organisation en profite pour offrir des escapades dans un cadre naturel. Chaque jour, des randonnées sauvages seront organisées pour découvrir l’environnement, avec des conseils pour se baigner dans le Tarn entre les concerts. Les sites de spectacle dans la vallée du Tarn varieront selon les artistes, allant de l’église de Condamine à un boulodrome, ou une balade musicale intimiste en kayak en passant par un tunnel.

Le coup d’envoi à Marsal

L’une des nouveautés de cette année est la soirée d’ouverture, qui se tiendra à Marsal. La première représentation commencera dès 19 heures avec le duo britannique Milkweed, suivie par Le Grand Couturier, qui proposera un voyage musical inspiré par la musique hawaïenne et polynésienne du XXe siècle. La soirée se terminera avec Jamais 205, qui combinera des vieux tubes et des morceaux plus originaux dans son set.

Expérimentation en transe à Ambialet

L’aventure continue à Ambialet, où Valentin Goostman débutera la journée par une entrée en matière planante à travers de l’ambient, du folk et de la musique expérimentale. Soufflé frappé, duo composé d’Aline Bissey à la flûte et Axel Gaudron à la batterie, enchaînera singulière portée sur la répétition de cellules rythmiques. Quèsaco ?  En d’autres termes, ils joueront à plusieurs reprises une courte section de mélodie ou de rythmes pendant une période prolongée. Pour cette représentation, les artistes performeront exceptionnellement sur un kayak. On demande à voir

Le trio Editrix, mené par la guitariste Wendy Eisenberg, performera son art rock avant que Terrine n’arrive avec son approche électronique qui combine no-techno, noise et swing industriel. Enfin, le trio britannique Madmadmad, fortement imprégné de la no-wave, du post-punk et du disco-funk new-yorkais, viendra conclure une première journée déja bien chargée.

Des sonorités hybrides venues du monde entier

Le samedi commencera avec Megabasse, connu pour sa guitare électrique à double manche. Son style, inspiré par l’ambient et le minimalisme, permettra de d’appréhender cette deuxième journée de la meilleure des manières. Le trio Ignatius, composé de l’altiste Maëlle Desbrosses, d’Éléonore Billy au nyckelharpa (étrange instrument de musique suédois) et d’Armelle Dousset à l’accordéon, explorera nos obsessions mentales et nos pensées envahissantes à travers un répertoire de musique classique et électronique.

Le quatuor genevois Ondanaconda quant à lui va revisiter la musique traditionnelle avec des éléments sonores classiques et expérimentaux. Le voyage se poursuivra avec le duo Abracadabra originaire d’Oakland. Les deux présentent une pop baroque aux textures synthétiques. Ensuite, Ciccio et 2mo proposeront un live fait de leurs sonorités électro, jazz-punk, bruitisme, industrielles et pop. La tension montera avec Nape Neck, groupe post-punk de Leeds, offrant un son acide et très dynamique, avant que Takkak Takkak et leur psychédélisme ne prenne le relais.

On clôt le festival à La Condomine

Pour le closing à La Condomine, Axel Gaudron reviendra sur scène avec un second duo, Louvent, cette fois accompagné de Yurie Hu au violon, avant la prestation de Mariá Portugal, artiste de la scène musicale brésilienne depuis son adolescence et désormais installée en Allemagne, montrera son grand talent de batteuse, chanteuse, compositrice et improvisatrice, en mêlant musique électronique et ses racines sud-américaines

Enfin, le duo de batterie et guitare Oasis Boom, composé de Mélissa Acchiardi et Vincent Duchosal, terminera le festival avec un voyage musical de morceaux puissants, rythmiques et dansants.

Au-delà des concerts : une expérience poétique et humaine

Tout au long du week-end, le festival proposera des moments de poésie itinérante avec Antoine Berland. Le musicien se déplacera avec un clavicorde pour donner des concerts en porte-à-porte, ce qui créera de petits instants musicaux intimes en frappant aux portes ou en se heurtant à des passants.

En bref, cet événement est entièrement dédié à la découverte artistique et au respect de l’environnement, avec une proximité totale avec les artistes et la nature. Le lien de la billeterie est juste ici  !