Vous l’avez attendue ? Nous aussi ! La Paris Electronic Week, organisée par la géniale association des musiques électroniques, Technopol, arrive à – très – grands pas. La première journée aura lieu le 30 septembre prochain, de 14h à 1h, et prendra place au Point Éphémère, dans le 10e arrondissement de Paris. La programmation, dense et diverse, se scinde entre conférences et ateliers à destination des artistes et professionnelles FLINTA ! Tsugi l’a épluchée à la loupe…  

Pour la journée d’inauguration de la 14ème édition de la Paris Electronic Week, l’organisation nous réserve une nouveauté. Les rencontres professionnelles en mixité choisie qui prenaient historiquement place seront étendues à un après-midi entier destiné aux artistes et aux professionnelles FLINTA. Ces dernières se tiendront dans le lieu culturel le plus central de Paris, Point Éphémère – aucune excuse pour ne pas s’y rendre. Elles prendront place du soleil au zénith – 14h –, à la nuit déjà bien entamée – 1h.  

Parvenir à la pérennisation financière de son activité

Pour marquer le coup d’envoi de la convention dédiée aux cultures électroniques, l’après-midi sera dédié à la formation et à la transmission. Le premier workshop s’intitule “Connaître sa valeur, vivre de son métier”. Il sera modéré par Gwenaëlle Kerboul, dirigeante de l’organisation MEWEM, qui se consacre à accompagner les entrepreneur·es dans l’industrie. Il se destine aux professionnelles de l’industrie musicale et aux artistes. L’objectif est d’en ressortir avec un maximum de clés quant aux tenants et aboutissants économiques du secteur, pour pouvoir acquérir une indépendance économique, indispensable à la pérennisation de son activité. 

La perpétuation des inégalités sur la scène sous le prisme intersectionnel

Pour les anglophones, rendez-vous à 19h30 pour une conférence : “Let’s take the floor : intersecting struggles for inclusion on electronic music scene”. Elle sera animée par des représentantes des collectifs Consentis, Femme Bass Mafia, ou encore la plateforme d’apprentissage en ligne Saffron, mais aussi l’artiste rRoxymore. Elles décortiqueront les mécanismes sociaux et économiques qui entravent les personnes minorisées quant à leur carrière sur les scènes électroniques. Pour l’expliquer, l’intersectionnalité sera de mise : elles nous exposeront comment l’identité de genre, la classe, la situation migratoire, l’héritage colonial – entre autres – conditionnent et déterminent les trajectoires en se cumulant. 

Des masterclasses, des rencontres, sans oublier la fête

Deux masterclasses de production auront aussi lieu : l’une avec la productrice MZA, orientée sur la création d’un sound design organique à partir de son déjà existant. L’autre avec la productrice Carré, sur le thème du remix et du bootleg. Pour les amatrices d’improvisation, vous êtes invitées à apporter votre machine favorite – synthétiseurs, boîtes à rythmes, etc –, pour une jam électronique avec le laboratoire d’expérimentation sonore Sentimental Vacarme. Des rencontres professionnelles seront organisées avec l’incontournable collectif féministe Venus Club. Une soirée d’enfer se profile avec le collectif berlinois Femmes Bass Mafia, qui sera accessible à tous·tes, précédée d’un apéro pro avec Resident Advisor. Cerise sur le gâteau : tous ces événements sont gratuits (la réservation est nécessaire cependant).