Seen Live ? Kesako ? Une application conçue comme Letterbox, mais pour les soirées. Le but est de consigner, se remémorer, mais aussi partager les événements auxquels on a participé. Grosso modo, il permet de constituer une archive personnelle de notre activité d’oiseau de nuit. L’application, toute jeunette, a été conçue par Jordan Taylor, capitaine de l’agence créative Tough Luck UK. Avons-nous piqué votre curiosité ?
Oui, oui, vous avez bien lu ! L’application Seen Live permet à présent d’archiver tous ses souvenirs de soirée, et de les partager avec ses amis. Elle reprend la forme de Letterbox, dédiée au cinéma et les codes du réseau social : cette dernière est constituée d’un feed, d’un onglet découverte, et d’un profil. Tsugi l’a téléchargée, faisons un tour du propriétaire.
Comment ça marche ?
Les fonctionnalités de l’application reprennent largement celles de Letterbox. La page d’accueil se constitue sous forme de feed, semblable à Instagram, on peut notamment y voir les utilisateurs que l’on suit. Le second onglet est celui “discover” : ici, on y filtre les événements par style de musique et par nombre d’étoiles, de 3 à 5. Il est possible de cliquer sur les posts en question, de regarder les photos et vidéos affiliées, accompagnées de leur description, des commentaires et des likes.
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Le troisième onglet permet d’ajouter nos événements : avec des photos ou des vidéos, le nom de l’artiste, le lieu, la date, le nombre d’étoiles et le commentaire. On peut y inscrire les concerts, les sets, les artistes et les lieux visités, que ce soit des salles, des clubs ou des festivals. Une option très appréciable : il existe plusieurs statuts de visibilité. Soit le post est public, soit il est accessible sur lien privé, ou il est privé, c’est-à-dire visible uniquement consultable par vous. Le quatrième onglet est celui du profil. On y voit le nombre de soirées, d’abonné·es et d’abonnements, avec une courte description et les posts. Le cinquième et dernier est le bon vieil onglet des paramètres. Somme toute, tout ce dont on a besoin pour ne rien oublier de nos péripéties musicales et festives.

Alors, qu’est-ce qu’on en pense ?
À Tsugi, on avoue qu’on est un peu fan du concept et que cette application vient combler un manque, celui de la peur d’oublier les supers événements auxquels on a participé. On est aussi super content·es de pouvoir stalker les soirées auxquelles ont assisté nos ami·es. Comme ça, si on a la FOMO – fear of missing out –, d’un événement auquel on n’a pas pu prendre part, on pourra toujours voir leur compte rendu détaillé.
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Cependant, cet engouement est à nuancer. Le risque de ce genre de dispositif est de transformer les dancefloors en lieux de performance, où chaque instant doit être photographié, commenté, partagé et discuté. C’est un problème à partir du moment où l’on sent une forme de pression à devoir poster, mais aussi si cela nous empêche d’être dans le moment présent et que cela nous coupe des émotions et sensations des événements auxquels on participe. Un autre point d’interrogation réside dans le fait que l’application est pensée sous forme de réseau social. Comme elle est encore méconnue, il est difficile de prévoir à quel point des personnes vont s’y inscrire, et donc enrichir le média. Affaire à suivre…





























































