Le groupe de hardcore de Baltimore, Turnstile, a annoncé une version “réinventée” de son dernier album : Never Enough. Par qui ? Nous direz-vous. Eh bien par une longue liste de 23 invités de Blood Orange à Oklou en passant par Elton John. La date de sortie du projet approche à très grands pas, puisqu’elle est prévue pour le 28 août prochain. Cette annonce confirme la volonté du groupe de diversifier son style musical. On ne sait pas vous, mais chez Tsugi, on trépigne d’impatience de lancer l’album dans nos écouteurs. 

Une chose est sûre, le groupe de hardcore américain Turnstile a un don pour les bonnes surprises. Vendredi dernier, les cinq ont posté une liste de 23 artistes, qui ont eu pour mission de “réinventer” les 14 titres de leur album Never Enough, paru en 2025. Cette annonce vient confirmer leur volonté de s’émanciper du hardcore, ils avaient déjà notamment fait paraître un court métrage associé à leur album. 

Une nouvelle version prometteuse de l’album 

Nous sommes très curieux·ses de voir comment vont s’articuler les participations des artistes – notamment parcequ’il y a 14 tracks sur l’album et 23 invités. Pour l’instant, aucune tracklist n’a été révélée. Un sacré écart de styles et d’influences peut être constaté entre tous ces derniers : A. G. Cook a notamment amplement travaillé avec Charlie XCX pour les remixes de son album BRAT, le groupe Angel Dust est bien ancré dans le punk, tandis que Faye Webster s’est fait connaître pour ses chansons indie-pop. On note aussi Kettama pour sa patte euro house, ou encore le génie de l’ambient Floating Points. N’oublions pas de mentionner deux chouchous de Tsugi : la synthpop d’Oklou et la soul pop méditative de Blood Orange. Le point commun de tous ces artistes ? Elles et ils sont indubitablement tous·tes des cool kids

Des punks solaires 

Le groupe formé en 2010 est devenu en quinze ans à la fois un des plus identifiés, mais aussi un des plus détestés de la scène punk hardcore. Si le Turnstile emprunte dès ses débuts des riffs très lourds et des percussions très rapides caractéristiques de la scène, il choisit aussi de se démarquer par des paroles plus optimistes et inclusives que le hardcore traditionnel, dont les écrits sont associés à la violence et à la confrontation – ce qui ne plaît pas à tous les fans. 

Ce virage s’est particulièrement confirmé sur ce dernier album, qui a reçu cinq nominations aux Grammy Awards 2026 et deux victoires, dont celle du meilleur album rock, même si le hardcore reste la colonne vertébrale du disque. “Look out for me” est un titre surprenant avec un début particulièrement hard, qui se termine sur une belle touche d’ambient. Sur “Seein Stars”, on peut aussi entendre des influences post-punk. Un court métrage à l’esthétique vintage, minimaliste et aux teintes désaturées est paru un mois après la sortie de l’album, prouvant que le groupe se constitue décidément d’artistes tout-terrain. Il a été réalisé par Brendan Yates et Pat McCrory, respectivement chanteur et guitariste du groupe. Le film a même été nominé au festival culturel new-yorkais Tribeca