Fontaines D.C nous donne rendez-vous le 16 octobre pour son nouvel album et on ne peut que répondre présent. L’attente ne sera pas très longue — ouf ! — car seulement deux petits mois séparent Dopamine Chamber de notre playlist. Pour une annonce en grande pompe, le groupe nous offre « Marianne », le premier single du projet, accompagné de son clip hypnotisant.
Avec des passages dans l’hexagone à Rock en Seine et Musilac en 2025 ou encore à la Route du Rock en août 2026, Fontaines D.C. a su conquérir un public fidèle depuis son dernier projet Romance. Cela fait quelques jours que les rumeurs fusent et que les fans trépident à l’idée d’un retour imminent. Les dublinois sont bien d’accord, il est temps de clôturer cette ère aux riffs de guitares romantiques. Alors, quoi de mieux pour affronter la rentrée que d’annoncer Dopamine Chamber, prévu pour le 16 octobre ?
- À lire aussi sur tsugi.fr : Rock en Seine 2025 : guitares, basses et Jorja Smith | LIVE REPORT
La pochette de l’album est un visage rose, aux touches de bleu et de chrome sur un fond noir. Familier, non ? Ce design rappelle celui de leur précédent album et on pourrait penser que ce projet sera un Romance 2.0. « Marianne » est là pour tuer l’idée dans l’œuf. Nous n’avons trempé que le bout de nos lèvres dans ce nouvel univers et, sans surprise, on en veut encore.
« Marianne » donne le ton
Alors que nous sommes habitués aux sonorités post-punk sombres du groupe, le single nous transporte cette fois-ci dans une toute nouvelle dimension atmosphérique. Fontaines D.C. nous sert sur un plateau d’argent une production froide, à base de batterie à caisse claire, de synthétiseurs planants et de violons éthérés pour clôturer le morceau. Avec James Ford en producteur, difficile d’être déçus du résultat.
Le refrain est entêtant et les paroles nous invitent à suivre aveuglément la voix de Grian Chatten dans ce voyage onirique. On se voit déjà marcher une nuit d’octobre, sous les lumières tamisées des lampadaires, les cheveux au vent et le morceau raisonnant dans nos écouteurs filaires. Oui, on se prend pour les main characters d’un récit qui mériterait sa place sur le grand écran. Il faut bien romantiser sa vie de temps en temps.
- À lire aussi sur tsugi.fr : L’album du mois : Fontaines D.C.
Un clip aux dimensions psychédéliques
Avec des couleurs saturées et dégoulinantes, des plans filmés avec une caméra infrarouge et des créatures flippantes, Fontaines D.C. nous prend par la main et nous accompagne dans les coulisses de son trip hallucinogène. Pendant quelques minutes, on suit une femme — qu’on estime être la fameuse Marianne — dépeinte comme une vraie sirène mythologique envoûtante. Un frisson d’inconfort nous traverse lorsque Grian Chatten nous présente les démons de ses terreurs nocturnes — leurs yeux transperceront vos âmes. En bref, le clip explicite bien les tourments que l’on peut lire dans les lignes du morceau : perte de repères, volonté de s’échapper et ce sentiment aigre-doux de laisser aller, entre délivrance et angoisse interne.
- À lire aussi sur tsugi.fr : Quand les clips jouent au jeu des sept différences avec le cinéma



































































