Après treize ans d’existence, le Badaboum s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre. À partir du 20 novembre, le club parisien adoptera une nouvelle formule, baptisée « Your Local House Club », avec l’ambition de remettre la musique et le dancefloor au centre de la fête. Tsugi vous en dit plus. 

Pas question de déménager ou de tout effacer. Le Badaboum conserve son adresse, son équipe et cet esprit de fête qui a fait son identité. Mais pour la suite, le club entend revoir une bonne partie de sa recette. Comme son nouveau nom l’indique, la house constituera désormais le fil rouge de ses nuits, avec une volonté de défendre une musique fédératrice, solaire et capable de rassembler au-delà des chapelles.

Revenir à l’essentiel

Parmi les changements annoncés ? Le retour des formats longs. Les extended sets et les all night long retrouveront une place centrale dans la programmation, laissant aux artistes le temps de développer leur sélection et de faire évoluer le dancefloor au fil de la nuit. Autre choix plus radical, le Badaboum ne communiquera plus systématiquement sur les artistes invité·es. Une manière de déplacer l’attention du line-up vers l’expérience club, et de laisser davantage de liberté à celles et ceux qui prennent les platines. Le club souhaite également mettre en avant la scène locale, sans pour autant s’interdire d’inviter des DJs internationaux. Le critère annoncé sera avant tout leur capacité à « mener la danse ».

Derrière cette nouvelle formule, on peut aussi lire une volonté de reprendre la main sur ce qui fait l’identité d’un club. Dans un paysage nocturne où les soirées se vendent souvent à coup de gros line-up et de têtes d’affiche, le Badaboum semble vouloir s’éloigner d’une logique où l’on vient d’abord consommer un événement. À force de multiplier les noms et les rendez-vous, certains lieux risquent de devenir de simples débits de boissons événementiels. En remettant les longs sets, la direction musicale et la découverte au premier plan, le Badaboum entend rappeler qu’un club peut être autre chose qu’un bar avec des DJs.

Pour accompagner ce virage, l’entrée reste gratuite avant minuit et après 4h30. Une nouvelle page s’ouvre donc pour le Badaboum, avec une question : le public suivra-t-il cette invitation à venir danser sans forcément savoir qui sera derrière les platines ? Réponse à partir du 20 novembre.