C’est ce mardi 27 octobre que le festival Sónar a déclenché un séisme au sein du monde de la musique électronique en publiant une vidéo macabre indiquant “Sónar is Dead”. Cette annonce fait suite au boycott massif qui avait eu lieu en 2025 à la suite du rachat de la société par Superstruct Entertainment par KKR. 

Le festival Sónar, vieux de plus de 30 ans, annonce la fin de l’événement. C’est sur leurs réseaux sociaux complètement vidés pour l’occasion qu’une vidéo apparaît. Elle prend place dans une chambre funéraire avec comme seul objet un cercueil indiquant “Sónar 1994-2026”. Le message, plus qu’explicite, est complété par la description “Sónar is dead”.

Baiser de la mort 

Si l’annonce a l’effet d’une bombe, elle survient après deux années de turbulences extrêmes. Le point de rupture remonte à l’automne 2024, lorsque la maison-mère du festival Superstruct Entertainment, est rachetée par KKR. Accusé par plusieurs collectifs d’artistes de bénéficier d’investissements liés à l’industrie de l’armement et à des technologies opérant dans les territoires palestiniens occupés, le festival fait face à une vague massive de boycott. Plus de 70 artistes internationaux annulent leur performance et près de 10 % des spectateurs exigent un remboursement. S’ensuit la démission des trois fondateurs venant asséner le coup de grâce.

Malgré tout cela, un doute commence à prendre le pas au sein de la presse spécialisée. Le Sónar est-il vraiment mort ? Ou est-ce une simple mise en scène macabre qui cacherait une stratégie de communication ? En effet l’hypothèse d’un festival en faillite qui investit massivement dans une campagne publicitaire à l’échelle nationale paraît, pour beaucoup, peu cohérente.