Cet automne, le festival NDK a prouvé une fois de plus que la culture électronique caennaise a de beaux jours devant elle. Du 9 au 11 octobre, on a pris le train pour aller vibrer au rythme des collectifs locaux de Caen, pour la 6e édition du festival. Et, malgré le froid normand, on s’est retrouvé devant des DJ-sets de bass music et de techno qui nous ont donné chaud, très chaud !
Vendredi, 22 heures, on a froid et il pleut à Caen. Heureusement, le NDK n’est pas un de ces festivals où il faut braver vents et marées pour se retrouver au cœur de la musique. Non, le festival se trouve au Cargö, une salle en plein centre de la ville normande, pratique avec les températures nordiques.

La part belle aux artistes émergents
Même si le festival a quelques têtes d’affiche bien installées dans sa programmation, on a surtout adoré assister aux sets des artistes émergents. Pour commencer, direction le Magic Mirror, l’une des scènes du festival, et pas des moindres. On voulait du bon son et de l’immersion : on a été servis. À peine entrés, nous voilà plongés dans une sorte de forêt enchantée. Une salle ronde, dans laquelle on est entourés de miroirs. En levant les yeux, des lierres et des jeux de lumières passent entre les vitraux accrochés au plafond. On s’est très rapidement mis dans l’ambiance avec le warm-up de Digé Momo. La DJ et curatrice originaire de Rennes nous a très bien accueillis avec un DJ-set bass et ghetto-tech. Dans le Magic Mirror, la technologie sonore participait également à l’immersion. Nous nous sommes retrouvé·es entouré·es par une dizaine de caissons posés de part et d’autre de la salle pour une expérience 360º. Équipée d’une tablette connectée au système, La DJ pouvait gérer elle-même la direction que prenait chaque élément sonore de son mix. Les basses pouvaient arriver par le fond de la salle tandis que les aigus tourbillonnaient autour de nous.
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On a également eu un big coup de cœur pour le set de Laze en b2b avec Legit Girl DJ. Dès les premières secondes, on savait déjà qu’on allait danser pendant les deux heures qui suivaient. Le set a débuté tranquillement avec des tracks de drum and bass avant de prendre en vitesse et de marquer un tournant plus trance. Mais c’est surtout leur synergie derrière les platines qui a mis tout le monde d’accord. Les deux artistes semblaient parfaitement se compléter et les transitions s’enchaînaient à toute vitesse, sans jamais casser la dynamique du set.
L’expérimental et le live au cœur du festival
À peine le temps de faire un tour chez les créateur·ices présent·es sur le festival et de se rendre compte qu’on n’a aucun self-contrôle en achetant deux vestes (elles sont stylées aussi…) qu’il était déjà temps de retourner au Magic Mirror pour se prendre notre plus grosse claque musicale du festival. La musique démarre, mais personne derrière les platines. Et pour cause : S8JFOU est déjà au milieu de la foule, penché sur un étrange dispositif électronique. On s’est retrouvé dans un set live complètement hypnotisant et intimiste. Dans ses mains se trouvait une petite planche en bois avec quelques boutons, un mini-écran avec des lignes de code et une machine qui s’apparentait à une Game Boy. Le tout était relié à quelques câbles. C’est avec cet étrange dispositif électronique, conçu en DIY, que l’artiste construisait son live, entre jungle, drum and bass et sonorités plus brutes.
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Le public s’est rassemblé en cercle autour de lui, captivé par sa performance. Comme on a pu l’entendre dans la foule, on se croyait dans un petit marais à danser toutes et tous ensemble. D’ailleurs, nous nous sommes retrouvés dans un mini mosh pit (au ralenti, bien sûr) autour de l’artiste, qui a semblé avoir bien kiffé l’initiative. Petit plus trop mimi, S8JFOU a laissé Laze faire une transition. Évidemment, elle a dead ça.
S8JFOU n’était pas le seul à faire du live sur le festival. Samedi soir, le DJ et producteur émergent Nurse Erica, installé à Caen, nous a servi un DJ-set de techno trance euphorique. Durant le set, on était évidemment postés sur le côté pour le regarder bidouiller ses machines et produire en live.Mention spéciale à la meuf qui lui a crié qu’il était trop fort et que c’était un boss, on est amplement d’accord avec elle.
Quand on a des jambes, on a une tête
Chez Tsugi, on adore écouter de la musique, mais on aime aussi apprendre plein de choses sur elle. Et ça tombe super bien, puisque le NDK propose des Électronic Labs durant tout le week-end. Alors, même si c’était dur de se lever le samedi après notre vendredi soir festif, on s’est motivés et on a rejoint l’équipe pour assister à une conférence sur le rapport de la Gen Z à la musique électronique. On a pu rencontrer plusieurs acteurs de la scène électronique de Caen, comme Anna-Lou Tiercelet de Radio Phénix, Némo du Mind Riddaz Crew et Allan du collectif System D de Coutances. Les discussions ont tourné autour de l’évolution des codes dans la musique électronique et de la façon dont la Gen Z appréhende le milieu de la fête et de la nuit. Ces rencontres sont gratuites et ouvertes à tout le monde ; c’était donc hyper intéressant de pouvoir avoir différents points de vue sur le sujet. On a d’ailleurs revu quelques têtes de la conférence en train de danser le soir même !

On augmente les BPM
On est samedi soir, les gens se sont bien motivés et il est temps d’aller voir ce qu’il se passe dans la grande salle du Cargö. Coup de cœur pour Masto GTZ b2b Pamplemouss.Pour ce set, on a pris un peu de hauteur. Depuis le balcon, la vue plongeante sur la grande salle était impressionnante : la foule compacte dansait frénétiquement au rythme d’un gabber survolté, tandis que les jeux de lumière, ultra-immersifs, transformaient l’espace et le rendaient hyper hypnotique.Plus tard dans la nuit, la grande salle du Cargö a vu la tension monter d’un cran en accueillant Paul Seul en b2b avec son acolyte Krampf. Les deux artistes, habitués à faire à jouer en back-to-back, ont proposé un set hyper rapide aux influences gabber. Ça fait toujours plaisir de les voir en live.
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Mais le coup de grâce de ce marathon électronique est venu de Gabber Eleganza, chargé du closing du NDK Festival. On y était serrés, mais on s’est surtout senti transportés par l’énergie de la foule qui ne s’est pas arrêtée de danser au rythme des tracks.À voir la foule danser jusqu’au bout de la nuit, difficile d’imaginer que le public ne sera pas au rendez-vous de la prochaine édition.
Meilleur moment : Le mini mosh pit trop mignon autour de S8JFOU.
Pire moment : Le réveil à 8h le dimanche matin pour rentrer à Paris (toujours fatigué·es)












































































































