« Big Beat : Quand Fatboy Slim, The Prodigy ou The Chemical Brothers dynamitaient le dancefloor » le Tsugi Magazine 189, notre numéro de septembre-octobre, est sorti ! Il est disponible partout et à commander ici (version papier). 

Au même moment que la french touch, le big beat a été l’autre déclencheur de l’entrée dans le mainstream de la scène électronique. Probablement pour le pire, puisque c’est aussi celui de la normalisation et de la récupération par l’industrie du disque et du live d’un courant musical autrefois profondément révolutionnaire. Musicalement, les puristes de la house « soulful » et du blues techno futuriste avaient de quoi vomir. Cette musique typiquement anglaise « sentait le fish and chips et la bière », comme l’écrit Gérome Darmendrail, qui se demande dans l’article en une de ce numéro de rentrée ce qu’il reste du big beat 30 ans après.

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À la réécoute aujourd’hui, l’énergie de la plupart de ces albums reste intacte et leur carambolage entre techno, rap et rock souvent bluffant.
On se dit surtout que sans le big beat, la house et la techno seraient sans doute restées figées dans les clubs underground, et on n’en parlerait plus que comme d’une parenthèse dans l’histoire de la musique, un peu à la manière du disco – même si ce dernier ne cesse de revenir. Bref, la pureté est une chimère mortelle, et le brassage des cultures, une richesse. N’y voyez pas un propos politique, enfin si, peut-être.

La rédaction

Illustration pour Tsugi_189_p1
© Dan Reid

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