Artiste marquante de la pop française, Mylène Farmer n’a jamais caché son goût pour les expérimentations électroniques et les sonorités club. Dès les années 1980, ses singles s’accompagnent de versions longues et de remixes. Au fil des décennies, la chanteuse s’entoure également de producteurs et de DJ issus de différentes scènes électroniques, de Felix Da Housecat à Moby, en passant par Feder et DJ Snake. À l’occasion de la sortie de son treizième album studio, Égrégore, retour sur quelques-unes de ces incursions électroniques qui ont contribué à façonner son univers musical.
Felix Da Housecat – « Je t’aime mélancolie (Remix) »
Sorti en novembre 1991, « Je t’aime mélancolie » est le troisième single extrait de L’Autre…. Sur une production signée Laurent Boutonnat, Mylène Farmer explore une nouvelle facette de son écriture, avec des couplets presque rappés et une rythmique dansante. Le titre se distingue également par son ironie, notamment dans sa manière de jouer avec les critiques adressées à la chanteuse et à son univers mélancolique.
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Douze ans plus tard, le producteur américain Felix Da Housecat s’empare du morceau pour en proposer une relecture radicalement différente. Publié sur la compilation RemixeS en 2003, son remix délaisse les arrangements pop de l’original au profit d’une esthétique électroclash sombre et minimaliste. Une rencontre entre l’univers singulier de Farmer et l’un des producteurs emblématiques de la scène house de Chicago.
Moby – « Slipping Away (Crier la vie) »
En 2006, Mylène Farmer rejoint Moby pour une nouvelle version de « Slipping Away », rebaptisée « Crier la vie ». Le morceau figure sur Go – The Very Best of Moby, la compilation rétrospective du producteur américain. Mylène réinterprète les couplets en français tandis que Moby conserve les refrains originaux en anglais. Pour accompagner cette nouvelle version, le duo fait appel au collectif britannique Manhattan Clique, chargé de la production et des arrangements.
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La ballade électronique d’origine se transforme alors en un titre plus orienté dancefloor, entre mélancolie et pop. Le pari est réussi quand il atteint la première place du Top Singles français et s’impose durablement dans la discographie de la chanteuse.
RedOne – « Oui mais… Non » (2010)
Pour son huitième album studio, Bleu Noir, sorti en 2010, Mylène Farmer s’entoure notamment de RedOne, producteur marocain installé aux États-Unis, connu pour ses collaborations avec Lady Gaga. Une association inattendue qui donne naissance à « Oui mais… Non », premier single de l’album.
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Avec ses synthétiseurs incisifs, son refrain fédérateur et son énergie eurodance, le morceau tranche avec certaines des productions plus atmosphériques de la chanteuse. RedOne apporte une dimension résolument internationale à son univers, en empruntant aux codes de l’électro-pop qui dominent alors les charts. Un virage dansant qui donnera naissance à l’un des tubes de cette période.
The Avener – « Stolen Car » (2015)
En 2015, Mylène Farmer retrouve Sting pour revisiter « Stolen Car », titre initialement publié par le musicien britannique sur son album Sacred Love en 2003. Pour cette nouvelle version, les deux artistes confient la production au DJ français The Avener, alors en pleine ascension après le succès de « Fade Out Lines ». Le producteur transforme la chanson originale en une pièce de deep house élégante et mélancolique. Les arrangements épurés, la basse ronde et les voix entremêlées de Sting et Mylène Farmer donnent au morceau une nouvelle dimension. Extrait de l’album Interstellaires, le titre rencontre un important succès commercial et atteint notamment la première place des ventes de singles en France.
Feder – « Rolling Stone » et Désobéissance (2018)
En 2018, Mylène Farmer amorce une nouvelle collaboration importante avec la scène électronique française. C’est Feder, révélé quelques années plus tôt avec le tube « Goodbye », qui signe une partie majeure de la production de son onzième album studio, Désobéissance. Le DJ niçois compose et produit sept des douze titres de l’album. Une collaboration qui débute avec « Rolling Stone », premier single dévoilé en janvier 2018. Sur ce morceau, Feder développe une production sombre et hypnotique, portée par une ligne de basse profonde et des sonorités électroniques répétitives. Une esthétique que l’on retrouve sur plusieurs titres du disque. Avec Désobéissance, Mylène Farmer laisse une place importante à une nouvelle génération de producteurs électroniques et renouvelle une nouvelle fois son paysage sonore.
David Lynch – « Je te rends ton amour » (2024)
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DJ Snake – « Combien pour la nuit » (2026)
Pour son treizième album studio, Égrégore, Mylène Farmer s’associe à l’une des figures françaises les plus populaires de la musique électronique internationale : DJ Snake. Une collaboration qui se décline sur deux morceaux, « Combien pour la nuit » et « Sans amarres ». Le premier, dévoilé le 28 octobre 2026, assume pleinement son ambition dancefloor. Porté par une production électronique énergique, le titre fait se rencontrer les mélodies mélancoliques de la chanteuse et les basses puissantes caractéristiques de DJ Snake. Une association qui joue sur les contrastes entre la pop de Mylène Farmer et les codes de la musique électronique mainstream. Avec cette nouvelle collaboration, la chanteuse poursuit une exploration entamée dès les années 1980.



























































