Face aux nouvelles stratégies déployées par l’industrie musicale pour augmenter les chiffres de ventes de leurs artistes, le SNEP durcit les règles autour des “bundles” et des rééditions.

En plus de son bilan annuel, le Syndicat national de l’édition phonographique, a dévoilé ses nouvelles règles dans la comptabilisation de ventes des musiques. Ces changements visent à “refléter les évolutions de marché et renforcer la robustesse des classements” face aux nouvelles stratégies déployées par les maisons de disque pour augmenter les chiffres de ventes de leurs artistes. 

Limiter la comptabilisation de ventes des “bundles” 

Parmi elles, les “bundles”, une opération marketing visant à regrouper plusieurs produits dans une même offre. Certains artistes tels que Jul ou Aya Nakamura imposent ainsi l’achat d’un CD pour obtenir des places pour leurs concerts. Si le SNEP n’est pas en mesure d’interdire l’offre de ces paquets puisqu’il n’a pas de fonction régulatrice, il ne comptabilisera plus les ventes réalisées de cette façon

Alexandre Lasch, directeur général du SNEP, explique auprès du journal Les Échos que cette règle vise à avoir un classement qui reflète des ventes d’albums fruits « d’un choix conscient” et non « contraint »

Les rééditions dans le viseur des nouvelles règles du SNEP

L’autre changement notable est lié aux rééditions. L’ajout de titres crée de nouvelles écoutes sur les plateformes de streaming, ce qui augmente les chiffres de ventes. Désormais, le SNEP ne les prendra en compte que si la version finale ne dépasse pas le double de titres de la version initiale. De plus, il y aura une limitation du nombre de versions digitales. 

Parmi les nouvelles règles du SNEP figure également le prix minimum des supports physiques, porté de 3,30 € HT à 7 € HT durant les 18 premiers mois de la commercialisation du projet et le nombre maximum de produits identiques pouvant être achetés dans une même commande, passant de cinq à trois produits.