V and B Fest’ 2025 en photos

par | 29 08 2025 | live report

Clap de fin pour la cinquième édition du V and B Fest’ dans la nuit du dimanche 24 août sur le magnifique site de la Maroutière, à Chateau-Gontier-sur-Mayenne (53) qui a accueilli plus de 135 000 festivaliers pour cette 5e édition. Le V and B Fest’ confirme sa place d’événement incontournable dans le Grand Ouest. Les festivalier·e·s ont eu la chance de vivre des expériences live inédites et surprenantes, une ouverture sur le monde à travers des artistes de tous horizons, et la conviction que la musique est l’affaire de toutes et tous. Retour en texte et surtout en images.


Article rédigé dans le cadre d’une collaboration commerciale


Jeudi, jour de contrastes

Journée des contrastes : les sursauts déjantés du producteur et DJ techno I Hate Models (152 bpm atteints pendant son set) ont fait face aux assauts lumineux monumentaux du meilleur duo électronique de France, Justice, resté concentré. Tandis que Rilès multipliait les rebonds avec ses danseurs incroyablement coordonnés, BigFlo et Oli faisaient grimper le podomètre du public en flèche en le faisant sauter à chaque morceau.

Contrastes enfin entre les charmes exotiques des airs colorés d’un Kendji, la pop norvégienne d’Aurora et celle plus réchauffée de la soul franco-ghano-UK de Kimberose. Incohérent ? Non : complémentaires. À l’image de l’éclectisme voulu pour cet anniversaire. La 5e édition est lancée !

Justice © Jégu Josic
Aurora © Jégu Josic

Vendredi radical

La radicalité, c’est agir jusqu’au bout de ses choix. Vendredi, elle s’appliqua à la scène Terminal, nouvel espace de DJ sets entièrement programmé par le collectif nantais La Bringue pour son inauguration. Ou sur la scène Craft, recentrée autour des musiques rock/metal.

On l’aperçut aussi dans ses différentes expressions hip-hop jusqu’aux Zeal & Ardor (negro spiritual/black metal) ou high-tech minimal de Boris Brejcha. Et que dire des ailes de Mika, déluge de fumée de Kompromat (l’autre meilleur duo électronique) ou Black Bomb A chantant depuis la foule ? Radicalité, nous voilà, avec VALD (et son show entièrement ‘reloaded’ façon hardtek-frapcore… Et avec Youssoupha, Oxmo ou encore Enchantée Julia : avant tout l’intransigeance d’une qualité. La garantie de partages inédits, surtout.

Youssoupha © Jérémie Guymard
Enchantée Julia © Jérémie Guymard
Vald © Jégu Josic

Samedi anniversaire

Plusieurs fêtaient leur demi-siècle hier soir : Steel Pulse (ancienne premère partie de Bob Marley) ; quasi la même dans Motörhead pour Phil Campbell ; ou encore très récemment – mais en années civiles – Kavinsky.

Et les 30 ans de Babylon Circus (qui réalisaient là parmi leur dernier tour de piste), ça compte ? Oui oui. Et c’est bien là la mission du V and B
Fest’. À l’époque où chacun a le souci de “l’expérience festivalière”, celle des artistes n’est pas à bouder… Elle est – au contraire et face à l’uniformisation – la preuve de vouloir alterner découvertes et confirmations. Voire préparer la nouvelle génération, à l’image d’Antes & Madzes (gagnants du Tremplin 2024).

Fontaines D.C. © Jégu Josic
Blackout Problems © Gwendal Le Flem

Dimanche nostalgie

Étrange que la nostalgie soit le plus souvent résumée à son simple regret mélancolique ou désir insatisfait… Vraiment ?!

C’est pourtant encore ému que l’on se souvient d’un Cali descendant dans l’arène et traversant les yeux mouillés la foule jusqu’à la (lointaine, très lointaine) plateforme PMR… D’un Julien Doré faisant monter une p’tite choupinou-fan-de-lui sur scène [cœur avec les doigts]… Ou encore de l’hilare groupe de metal pirate Alestorm (les Ultra Vomit écossais) et leur figure géante pas-piquée-des-cannetons (un immense canard gonflable).

Et bien sûr : Zoufris Maracas – pause bienvenue sous le cagnard ; l’élégance des Britanniques The Kooks tout en allers-retours entre les 60s et le post-punk ; Gims absolument impérial ; le feu d’artifice sur le final de l’ancien-surfeur-australien-devenu-DJ Fisher ; voire les edits médiévaux de Perceval résumant à eux seul le festival entre vie de château, éclectisme et regroupements familiaux.

Ne pourrait-on donc pas, à ces conditions, donner à la nostalgie un sens plus profond ? Repenser parfois à cette parenthèse, ce cocon intime et utile où s’oublier en cas de mouron ? Et plutôt qu’un goût d’inachevé, l’envie sincère et l’impatience d’y retourner ? Vivement.

GIMS © Jégu Josic
Perceval © Mathieu Lassalle
© Gwendal Le Flem

Article rédigé dans le cadre d’une collaboration commerciale