L’année 2026 commence de la meilleure des manières. Cette semaine, on écoute le dark disco démoniaque de La Mverte, la house de Vitess, le post-punk intimiste de Dry Cleaning et la techno hypnotique de VILLA. 

La Mverte – Media Nocte 

Est-ce que vous iriez passer une nuit avec un homme qui se fait appeler “la mort” ? Nous, oui. Pas parce qu’on aime le danger (même si j’avoue parfois traverser la rue quand le petit bonhomme est rouge), mais parce qu’on a réellement envie de faire partie de cette nuit infinie, qui débute sur des sirènes tournoyantes et se termine sur des saturations de guitare. Le tout en empruntant des chemins sinueux fabriqués de boîtes à rythme et de synthétiseurs.

Sur ce dancefloor où résonne cold wave, synthpop, shoegaze, dark disco ou encore post-punk, La Mverte ne nous lâche jamais la main, nous faisant danser avec “Witches & Wicked Bodies”, “Ignis Faatus” ou encore “Stranded”. Courrez-y mais attendez-vous à croiser quelques vampires ou fantômes qui se seraient perdus par là. 

Vitess – Louder EP

Le producteur parisien, batteur de formation, a décidé d’entamer la nouvelle année de la meilleure des manière en sortant Louder, un EP composé de trois titres sur le label Heavy House Society. Le résultat est très efficace. À commencer par la house groovy on ne peut plus funk de “Louder”, dont la voix susurrante nous donne envie de danser toute la nuit. En passant par “High Past”, morceau au rythme effréné et à la mélodie lumineuse pour terminer sur “Nostal G”, titre club à la production scintillante. Espérons que Vitess nous offre d’autres belles surprises au fil des mois. 

Dry Cleaning – Secret Love

Trois ans aprèsStumpwork, le groupe londonien revient avecSecret Love, son troisième album. Pour ce nouveau projet, les quatre amis ont décidé de sortir de leur zone de confort, la première fois à Chicago pour improviser aux côtés du guitariste Jeff Tweedy, leader du groupe Wilco, puis à Dublin avec le groupe de post-punk irlandais Gilla Band avant de finir par enregistrer  l’album en Maine-et-Loire avec la productrice galloise Cate Le Bon.

Cela donne des morceaux aux sonorités post-punk, parfois pop, parfois industrielles. Un très beau résultat avec pour fil rouge le spoken word apaisant de Florence Shaw, ses histoires décousues, son humour et sa sincérité. 

VILLA – Mixed Feelings

Après Fenimore, Sina XX ou encore Pōnky, le label nantais Agora Records a convié le duo de producteurs allemand à devenir leur quinzième sortie. Mixed Feelings, disque composé de quatre titres originaux, montre ce que VILLA sait faire de mieux : une techno hypnotique, texturée et groovy qui n’oublie pas de raconter des histoires.

On pense par exemple à “Maybe Forever”, où le duo semble « partager dans ses sentiments » alternant entre rythmiques froides et vocalises chaudes. L’EP est également accompagné de deux remixes, l’un signé par FANK, l’autre par Disguised.