Deux ans après un premier album intimiste, l’artiste américano-soudanais·e Dua Saleh publie Of Earth & Wires. Sorti le 15 mai 2026, ce deuxième opus explore un univers thématique différent du premier. Tsugi vous en parle. 

En 2024, le premier album, I SHOULD CALL THEM, de Dua Saleh explorait l’intimité d’une relation queer. En 2026, l’artiste américano-soudanais·e marque son retour musical avec un deuxième disque intitulé Of Earth & Wires. Celui-ci s’accompagne d’une évolution thématique, puisque sa musique s’ancre dans son vécu et ses différentes inquiétudes.

Of Earth & Wires retrace son parcours de réfugié·e ayant fui la guerre au Soudan pour s’installer aux États-Unis. L’artiste y introduit également une appréhension concernant la crise climatique actuelle et l’intelligence artificielle, qui venait de prendre de l’ampleur au moment de la conception du disque. Dua Saleh n’oublie pas aussi, à l’instar de son dernier album, d’exprimer sa dimension émotionnelle, en racontant ses expériences amoureuses.

Le désert comme fil rouge

Pour matérialiser cet album, Dua Saleh a développé une identité visuelle unifiée en publiant une vidéo pour chaque morceau de l’album. Le désert y sert de fil conducteur où l’artiste déambule de manière systématique à travers chaque clip.

Sur le plan sonore, l’album s’appuie sur une équipe menée par le producteur Billy Lemos, notamment connu pour son travail avec SZA. Du côté des invité·es, le disque accueille la chanteuse R&B soudano-néerlandaise Gaidaa, ainsi que le leader de Bon Iver, Justin Vernon. Ce dernier prête sa voix sur trois chansons « Flood », « Keep Away» et « Glow ». Outre le R&B, l’album se caractérise par une forte touche soulful et des influences électroniques, le tout marié à des sonorités issues du folk soudanais, de la dance britannique et du baile funk.

En bref, sur Of Earth & Wires, Dua Saleh excelle musicalement. Iel réussit à mélanger les genres pour créer ses propres sonorités et ses sujets personnels y sont toujours aussi bien abordés. L’artiste utilise son vécu de réfugié·e pour créer une œuvre touchante, explorant des thèmes variés, marquant une rupture partielle avec son dernier disque I SHOULD CALL THEM.

Pour pouvoir écouter cette œuvre en live, Dua Saleh sera à retrouver en concert au Trabendo le 9 juillet prochain.