Qui a dit que le jazz était mort ? Le festival Jazz à la Villette s’évertue depuis 2002 — date à laquelle le festival a pris son nom actuel — de faire vivre cet art musical sous toutes ses formes. Du 28 août au 6 septembre 2026, les têtes d’affiche défileront au rythme des cuivres et des grattes. Tenez-vous bien, vous risquez d’halluciner.
32 ans que le festival Jazz à la Villette — appelé originellement La Villette Jazz Festival, avant d’obtenir le nom qu’on lui connaît aujourd’hui — fait jaser le Nord-Est de Paris entre la Grande Hall de la Villette et la Cité de la Musique. Herbie Hancock, Miles Davis, Archie Shepp ou encore Alice Coltrane — pour ne citer qu’eux — y sont notamment passés. Cette nouvelle édition n’est pas en reste, avec, comme à leur habitude, des concerts hommages et des prestations inédites sur le sol français.
Entre héritage et délégation soul
Pour commencer cette odyssée musicale inédite, quoi de mieux que de se plonger au sein du concert hommage à l’un des activistes les plus emblématiques de la scène musicale afro-américaine des années 1970, Gil Scott-Heron — le réalisateur Gus Van Sant utilise notamment son morceau “The Revolution Will Not Be Televised” dans son dernier film en salle La Corde au cou. En 2026, son acolyte aux instruments, Brian Jackson, continue son travail de mémoire, en remplaçant le franc-parler de Gil par la voix tout-terrain du rappeur Yasiin Bey.
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La chanteuse Selah Sue nous fera le plaisir de partager sa nouvelle aventure musicale avec The Gallands, duo père-fils formé par Stéphane et Elvin Galland, respectivement batteur et pianiste, et leur album Movin’, aux sonorités électro jazzy. Sans oublier le septet de jazzmen français The Getdown, avec en première partie la grande prêtresse du spoken word et du spiritual jazz, aja monet, et le trio ougandais de transe percussionniste, Arsenal Mikebe.
Le jazz britannique toujours plus à l’honneur
En compagnie de Brian Jackson, on retrouve un groupe aussi discret qu’important pour le jazz britannique, tant leur influence s’étale outre-Atlantique, de De La Soul aux Fugees en passant par Mc Solaar (sur “Bouge de là”). On parle effectivement du jazz-band Cymande, et de leur retour triomphal en 2025 avec Renascence — 11 ans après Better Late Then Never, et plus de 50 ans après Promised Heights.
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Dans tous ces enfants, on peut compter le trio nu-jazz mancunien GoGo Penguin, dont l’ex-batteur Rob Turner sera également présent avec sa nouvelle formation, Mammal Hands. Le jazz fougueux de l’Écossais corto.alto ne pourra que vous séduire, ainsi que le groove solaire du sextet Kokoroko, et leurs deux leadeuses à la voix et aux cuivres. En parlant de cuivre, on finira cette sélection avec le saxophone de l’artiste Venna, dont les exploits solos résonnent avec ses collaborations par dizaines (Jorja Smith, MIKE, Leon Thomas, Yussef Dayes pour ne citer qu’eux).
On se doit d’arrêter là, tant le poids des têtes d’affiche nous pèse lourd sur la conscience. Une bonne dose de soulful music apaisera tous nos maux, en cliquant sur la billetterie juste ici, et sur le site pour découvrir l’entièreté de la programmation. Rendez-vous du 28 août au 6 septembre prochains.




























































