Le 1er mai, c’est la fête des travailleuses et des travailleurs, mais aussi des teufeuses et des teufeurs. On t’a fait une petite sélection des meilleurs open-airs, soirées et afters, pour festoyer après une longue journée de manifestation ou tout simplement pour ne pas t’ennuyer en ce jour férié. Tour d’horizon, dans la France ent(ch)ière. 

After Manif 1er mai à La Flèche d’Or (Paris)

“Ne venons pas à moitié, soyons entiers, même en chantier”, des mots qui donnent le ton pour le dernier after 1er mai à La Flèche d’Or, avant sa fermeture définitive fin juin. Hors de question de se laisser abattre pour autant, avec un nouveau rendez-vous sous le signe de la cohabitation et du lâcher-prise — une sorte de zone d’autonomie temporaire urbaine quoi. 

La stratégie à mettre en place s’avère intense : vibrer au rythme de la meilleure club music, de la hard house de Yolopedie et Passiva4000 à l’acid de Transterror, en passant par la mentale de Turi Cantero, et les hits de Dolce Rita. Le tout sera host par Transtravail — autant vous dire qu’on sait où aller après la manifestation. 

Prix libre sur place, plus d’infos ici.

Des paillettes à la grève à La Station — Gare des Mines (Paris)

Un autre lieu qui doit fermer prochainement : La Station — Gare des Mines, qui sera en travaux durant trois ans dès fin octobre — une cagnotte a été mise en place pour préparer la réouverture. 

Pour accompagner votre jour chômé et payé, le collectif queer communiste Les inverti.e.s vous propose une virée endiablée avec les DJs Renax Maximix en b2b avec mousTaang, Tony2soirée, Claude-Emmanuelle et Fag Plastic. De la techno, de la trance, de l’italo-disco et même du Hi-NRG, bref, ça promet des moments forts en émotion, et en paillettes. 

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Love To The World au Dock B (Pantin)

Si vous voulez prolonger l’euphorie d’une journée comme le 1er mai, La Seine Baléarique vous donne rendez-vous au Dock B à Pantin, pour la soirée Love To The World, placée, vous l’aurez compris, sous le signe de la balearic music. Cette ode à l’effervescence musicale d’Ibiza dans les années 1980 — bien différente de celle d’aujourd’hui, évidemment — mêlera house, dub, italo-disco, mais aussi synth-pop, le tout mixé par des cadors de la scène française : Alex From Tokyo, Vidal Benjamin, Yaël Ohayon, mais aussi Malkö, Lapesh, Jpye et Danny Fortunato. Un format open-air l’après-midi, avant de passer en mode club pour le reste de la soirée. 

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Republik Open air à la Cité Fertile (Pantin)

Alors que la saison des open-airs a redémarré depuis peu, et RPBLK records investit la Cité Fertile pour sa première fête extérieure de la saison. Ses membres, Joren aka ZARAF, Poppy et Ben Adam vont faire vibrer les murs de l’ancienne gare de marchandises, au rythme d’une house tantôt dub, tantôt acid ou minimal, pour tendre vers de la bass music. Des DJ-sets vinyles, avec des invités de talent, comme les Tunisiens Moez et Hitsh. Des stands de vinyles, friperie et street food seront présents, et vous permettront de terminer cette journée de 1er mai de la plus douce des manières. 

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La Mona au Canal Barboteur (Paris)

Remettre la danse au centre du club est éminemment politique, et ça, le collectif La Mona l’a bien compris en combinant initiations pratiques et DJ-sets rétrospectifs. Au programme de ce nouvel open-air, en direct du Canal Barboteur : la (re)découverte du waacking, danse venue des communautés queer afro et latino de Los Angeles avec Dani ainsi qu’un cours de house dance avec Kane Wung. Le tout sera complété par des DJ-sets de Sofia Stanić, résidente du Djoon Club, et de Nick V, pour une house toute en couleurs. 

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France Pagaille au Makeda (Marseille)

Lorsque Soeurs Malsaines et Planète Boum Boum décident de se réunir, ça promet de belles envolées, et des slogans scandés à plus de 140 bpm. Ramenez vos pancartes jusqu’au Makeda, car, juste après la manifestation, vous pourrez prolonger l’utopie dès 21 heures au sein d’une soirée anti-répression — et, bien sûr, antifasciste. Tandis que Planète Boum Boum nous fera le plaisir de ramener son cortège techno-activiste sur scène, les équipes de Trackass et de Soeurs Malsaines s’occuperont du line-up trance, indie dance latino jusqu’au groove, complété par une performance drag de Nouric Panic

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1er mai : Débauche à La Pente (Lyon)

Les personnes les plus généreuses sont souvent celles qui en ont le moins. Cette phrase résonne particulièrement lorsqu’on évoque les travailleurs du monde culturel, comme celui des musiques électroniques lyonnaises. Le collectif Notamment organise un talk avec trois acteurs du milieu (Mathilda du collectif Boomrang, Sibel du collectif Blazing Women, et Jason qui travaille pour le sonic à Lyon) avant de déboucher sur des sets techno, breakbeat en passant par de la bass music orientale. Tous les fonds seront reversés au programme d’accès aux vacances du Secours populaire, alors “soyez généreux·ses”

Prix libre sur place, plus d’infos ici.

48°Nord au Karmen Camina (Strasbourg)

On termine sur une soirée, mais pas n’importe laquelle. Le collectif 48°Nord célèbre la diversité au Karmen Camina, avec comme invités d’honneur l’américano-berlinois LSDXOXO, et la Française Vitaline. Ce moment s’inscrit dans la continuité d’un talk chez Z•Est radio plus tôt dans la journée, où les membres de l’association échangeront avec Vitaline et Mvssy Pvssy sur “les enjeux et attentes pesant sur les femmes DJ dans l’univers de la musique électronique”

Au même moment, au Karmen Camina, le Front d’Action Gay (FAG) de Strasbourg commencera son mini-festival. Des discussions avec l’Alliance TransPédéGouines de la ville, et une rencontre autour du thème “Anti-travail, anti-famille, anti-patrie : la convergence des Pédales et des luttes” avec Queers Parlons Travail, Les Inverti•e•s, Émission Pédales Scandale et PD la revue sont prévues. 

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