Vous allez être conquis par le Ballà Boum. Les cofondateurs vous en disent plus sur ce festival enchanté qui ouvre l’été à Brando, un village niché sur le Cap Corse. Rendez-vous les 12 et 13 juin prochains.
D’abord à Patrimonio, puis sur la place de l’église de Brando — village qui se situe sur le Cap Corse, près de Bastia —, le Ballà Boum a fait — et fera — danser toutes les générations. Et, chaque été depuis dix ans, cette « espèce de bal, mais en plus grand », selon ses cofondateurs Anaïs Monnet et François Dagregorio, rassemble autour des musiques hybrides. Sont passés par le festival : Red Axes, Lauer, Flavien Berger, CC:DISCO!, Alexis Taylor, Mézigue… Et bien d’autres. Pendant deux jours de lives et DJ-sets, le festival fait rayonner artistes locaux et internationaux, le tout dans une ambiance ultra-chaleureuse. Le Ballà Boum, c’est aussi découvrir la Corse jusque dans le citron pressé que vous boirez et la nourriture que vous mangerez. Anaïs et François nous racontent et, une chose est sûre, vous aurez envie de courir prendre vos billets.
À la fois bal de village et soirée ultra-défricheuse
« En Corse, notre idée de la fête s’est construite entre les bals de villages et les boîtes de nuit », raconte Anaïs Monnet, cofondatrice du festival. Elle complète : « Plus tard, des festivals comme Calvi on The Rocks sont arrivés et ça nous a ouvert des perspectives incroyables. » Avec la somme de toutes ces expériences, le désir de créer un festival à soi s’est fait sentir. De son côté, François Dagregorio, autre cofondateur de Ballà Boum, également DJ et producteur connu sous le nom de Valerj, parle musique. Selon lui, la musique électronique a ce côté « puriste » peu attractif.
Il s’explique : « À chaque fois j’aime bien dire que le Ballà Boum c’est comme la pomme empoisonnée dans Blanche Neige… Le public vient en pensant participer à un bal, et, en fait, il vient voir Red Axes ou Flavien Berger. » Alors, depuis dix ans maintenant, à cette programmation audacieuse se mêle une ambiance ultra-chaleureuse. « La démarche est sincère », rebondit Anaïs avant de raconter : « On a reçu une adhésion quasi immédiate de beaucoup de locaux qui nous ressemblaient, qui avaient notre âge et qui avaient envie de découvrir les artistes qu’on leur proposait. »
- À lire aussi sur tsugi.fr : ‘Re-tour’ de Flavien Berger à la Cigale
Pour François, qui a grandi à Brando, c’est vertigineux. « C’est sur cette même place de l’église qu’il y avait le bal de mon village », raconte-t-il avant de poursuivre : « C’est l’endroit où tout a commencé pour nous, où on a vécu nos premières émotions musicales de gamins qui ne veulent pas rentrer à la maison… C’est fou de programmer Tiga, qui est une de mes idoles, où j’ai appris à marcher. »
Des souvenirs musicaux inoubliables
Depuis dix ans alors, Anaïs et François, entourés de toute la bande de potes qui travaille sur ce festival chaque année, créent des souvenirs. Et ils en ont des tonnes à raconter. Évidemment, la plupart sont musicaux. François, lui, se remémore sa rencontre avec le DJ français Ivan Smagghe : « Il était réputé pour être quelqu’un d’assez exigeant, et moi, une semaine avant le festival j’en discute avec une autre figure de la musique électronique que je croise en Corse, qui s’appelle Molly, qui était la directrice artistique du Rex Club à l’époque. Et elle m’a dit : « Non, mais il va halluciner, il va poser un pied là et vous allez voir il va être trop content ». Et c’est ce qui s’est passé et surtout, lui nous l’a rendu musicalement : ce moment-là il est resté légendaire pour plein de gens. »

Anaïs, elle, pense à Flavien Berger. L’auteur-compositeur-interprète est venu partager sa musique deux fois au Ballà Boum. « La première année on avait programmé Flavien Berger, et je pense que ça a été un moment assez fou et assez magique dans l’histoire du festival », raconte-t-elle avant de se remémorer : « Il a ce talent pour rassembler les gens, je crois qu’il en a fasciné plus d’un, il s’est passé un truc assez magique et c’était hyper émouvant. »
Cette année, l’histoire continuera de s’écrire avec une nouvelle programmation qui célèbre — une nouvelle fois — l’hybridité avec des artistes inclassables. Ils vont piocher dans de nombreuses influences musicales entre les musiques électroniques, le rock, la pop et même les musiques traditionnelles corses… « Le tout, c’est de ne pas s’enfermer dans une case, de ne pas se coller une étiquette », posent les cofondateurs. À l’affiche pour cette édition, on retrouvera : Forever Pavot, Ryan Elliott, C.A.R et Tiga, sans oublier les DJ-sets d’artistes locaux qui seront annoncés plus tard.

- À lire aussi sur tsugi.fr : Dix perles sélectionnées par Ivan Smagghe et Vladimir Ivkovic
Et pour les dix ans, les équipes du Ballà Boum tentent une nouvelle formule. Exceptionnellement, moins d’artistes sont programmés pour laisser plus de place à la fête, à la danse. « Cette année, on attaque plus tard avec un DJ-set d’un artiste local, il n’y aura ensuite qu’un seul live, puis, pour le closing, un DJ-set en format long », explique Anaïs. Cette formule laissera donc le temps aux DJs de construire un set plus complet — en trois heures, de 23h à 2h du matin — et d’offrir une grosse session de dancefloor au public.
Bonus sonore : « Deci anni di balli è d’amore »
Alors, quand est-ce qu’on prend nos billets ? La réponse, c’est maintenant ! Rendez-vous les 12 et 13 juin, à Brando pour célébrer les dix ans du Ballà Boum ! La billetterie, c’est par ici.




























































