Du 20 au 23 août, Charleville-Mézières vibrera pour la 20ème édition du Cabaret Vert. Le festival ardennais démontre une fois encore que l’indépendance nourrit la création, alliant clubbing en plein air, découvertes locales et actions écologiques.
Le festival cultive sa singularité en brisant les barrières des genres et des générations. Le public pourra naviguer entre des univers très populaires et des propositions plus singulières. La présence de têtes d’affiche comme Gims et Theodora assure une ambiance fédératrice, tandis que Kygo ou disiz, avec sa pop rap, complètent un tableau où la voix et le texte occupent une place centrale.
Le festival illustre sa démarche intergénérationnelle en réunissant des artistes d’horizons divers, de la légende Ice-T aux valeurs sûres comme Sébastien Tellier, en passant par des artistes plus récents, comme miki créant ainsi une synergie qui parlera à toutes les tranches d’âge.
L’invasion électronique
La forêt ardennaise se transformera en un laboratoire de rythmes frénétiques marqué par l’énergie du collectif Teletech UK, bien épaulé par Fumi, qui incarne la nouvelle garde de la techno berlinoise. Le festival propose également un voyage temporel et géographique : on y célèbre par exemple le renouveau UK Garage avec Interplanetary Criminal ou bien la techno moderne du duo X CLUB.
L’iconique duo gallois Underworld viendra aussi embraser la scène avec sa dance music. Karl Hyde et Rick Smith sont notamment à l’origine du titre « Born Slippy », qui figure dans la bande originale du film de Danny Boyle Transpotting. Récemment, PinkPanthress samplait leur morceau « Dark & Long (Dark Train Mix) » pour son fameux « Illegal ». Mais, le clou du spectacle reste l’alliance entre LB aka Labat et Partiboi69, une rencontre à ne pas manquer qui nous donne envie de réécouter leur b2b dans la fameuse Stingzone.
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Pour les amateurs de sensations fortes, Brutalismus 3000, dont la fusion gabber-punk et new wave semble conçue pour secouer les foules, fera aussi partie de la grande fête du Cabaret Vert. Cette radicalité sera aussi portée par Marcel Dettmann, et une garde rapprochée de productrices comme Lessss et KimberlaID. Dans un registre plus sombre, Lou Nour imposera son dubstep underground sur le greenfloor.
Fusion des genres, esprit festif et jeunes pousses
La Cabaret Vert offre un espace d’expression à de nombreux genres musicaux. La programmation rock du festival se distingue par sa grande richesse. On y retrouve l’énergie brute du hardcore australien de Speed et la nostalgie emo-punk des années 1990 portée par Basement, tout en laissant place à l’audace de Théa, figure de l’emo-hyperpop, et au « brat punk » revendiqué de Delilah Bon.
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Comme énoncé plus tôt, le festival ne s’interdit rien et cette audace se manifeste à travers des artistes comme Theodora, véritable incarnation du mélange des genres, ainsi qu’Urumi, qui explore les sonorités frapcore. Cette dernière, aux côtés du producteur belge Todiefor, symbolise parfaitement l’esprit de l’événement : un pont jeté entre le rap et une électro nerveuse. Enfin, des artistes aux signatures singulières comme LinLin et jeunemorty viennent parfaire cette programmation en offrant par leur style une proposition riche et singulière.
Le Cabaret Vert n’oublie néanmoins d’où il vient. Fidèle à sa mission, le festival met en lumière les jeunes pousses de la région. Des artistes comme Amper, Goya, Aibohphobia ou encore Louise XIV et Navyblu, qui prouvent que la scène locale peut elle aussi apporter quelque chose au festival et exister parmi toutes ces stars.
L’écoresponsabilité les « Pieds dans l’herbe »
Au Cabaret Vert, à l’image de la programmation, l’écologie est également au cœur du projet depuis 2005. Julien Sauvage et l’association FLaP ont bâti un modèle où la fête et le futur durable vont de pair. Le festival s’appuie sur douze engagements concrets allant de la restauration 100% locale à la maîtrise drastique de l’énergie. Ici, on ne se contente pas de discours : on recycle 95% des déchets, on favorise la mobilité douce et on soutient l’économie sociale du territoire.
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Et puis, même avec son succès, le Cabaret Vert reste un lieu de savoir-vivre simple. Entre deux concerts, on déguste une bière locale, on parcourt le festival BD ou on profite d’un spectacle d’arts de rue : c’est une alchimie entre engagements radicaux et convivialité ardennaise. Ce sont tous ces éléments qui font du Cabaret Vert un rendez-vous incontournable depuis 20 ans.
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