La question que l’on se pose à chaque Strasbourg Music Week : quelle pépite allemande, belge, française, luxembourgeoise ou suisse sont-ils allés nous dégoter ? La réponse tout de suite, dans cette sélection transfrontalière — et non-exhaustive — signée Tsugi.

Le rendez-vous des pros de la musique de l’Eurorégion de l’Est est de retour du 5 au 8 mai 2026. Mais Strasbourg Music Week ce ne sont pas que des conférences, cela rime aussi avec concerts inédits, pour quiconque est à la recherche de découvertes musicales. 

La coopération transfrontalière a du bon, lorsqu’il s’agit de créer des connexions entre talents issus de pays différents. Trois soirées de concerts sont prévues, ainsi qu’une matinée musicale dans la ville de Strasbourg le dernier jour, pour des moments qui promettent d’être intemporels.

Nos Français ont du talent 

Dans toutes ces nationalités, on est obligés de s’arrêter sur nos frenchies de NORD//NOIR, dont le gabber-punk transpire le quotidien d’enfants de Calais. Ils partageront la scène du Karmen Camina, le mercredi 6 au soir, avec Maïcee, productrice et chanteuse puisant dans la culture club britannique pour alimenter sa musique.

Petit pas en arrière pour s’arrêter sur Damaghead, dont l’indie rock et le grunge inonderont la salle de La Grenze, le 5 mai prochain. On repart directement le 7 mai au Molodoï, qui accueillera ŸEND, dont la hargne et la douceur voguent sur des productions rap, R&B et afro-caribéennes. On a hâte de découvrir également le pop-rock psyché de NCY Milky Band, et la folk apaisante de The Wooden Wolf, pour cette dernière matinée de festival. 

Belgique, Suisse, Allemagne, Luxembourg

Dans toute cette ribambelle de newcomers, les prochaines têtes sont également belges, avec le punk flamand et glamour de Kaat Van Stralen, l’hyperpop ultra-autotunée de cheapjewels, mais surtout, l’électro-pop immersive de Julie Rains. La seule Luxembourgeoise de cette semaine, Jane Bahrich alias Francis of Delirium, amènera un rock qui a déjà convaincu la Gen Z de l’Europe entière. 

Ces chers Allemands ne sont pas nos voisins pour rien, lorsqu’on écoute la ferveur synth-punk que nous procure la Germano-Turque Güner Künier. L’émancipation et le lâcher–prise sont des sujets moteurs de sa musique, tout comme le groupe post-punk Lobsterbomb, avec ce côté glam qu’on ne peut qu’apprécier. Les Suisses ne déméritent pas non plus, avec le fake reggaeton du duo Tendinites, ou le rap techno de Nathalie Froehlich

Un petit tour d’Europe de ce que nos voisins proposent, et ce n’est que le début. Le reste est à retrouver sur le site du festival, ainsi que la billetterie, juste ici.