Les collectifs Planète Boum Boum et Le Bruit qui Court ne cessent de nous régaler en ce moment avec le retour de leur open air la Sueur Sociale, ce samedi 25 avril 2026, en direct de La Prairie du Canal. 

As-tu déjà pensé à te syndiquer en allant en teuf ? Si ce n’est pas le cas, la Sueur Sociale est l’endroit rêvé pour allier lâcher-prise et militantisme. Planète Boum Boum et Le Bruit qui Court, instigateurs de cortèges festifs en manif’, ont décidé de ramener cette énergie au sein de La Prairie du Canal de Bobigny, au rythme de DJ-sets et d’activités toutes aussi farfelues qu’engagées.

Gros son et KaraWoke

Dans cette programmation, on retrouve nos chers amis de Planète Boum Boum, qui proposeront un “live techno-manif”, pro-planète, et, bien sûr, anti-fachos. Le kuduro (genre de musique populaire venu d’Angola), le reggaeton et le funana (genre musical venu du Cap Vert) seront à l’honneur avec DJ Pompompom derrière les platines, co-fondatrice du collectif afro-queer lyonnais Ohumare, avec à ses côtés des DJ-sets de Sêhe, et Fiak500 b2b Katya Corazon

Des ateliers rythmeront l’entièreté de l’open air, de 15 heures à 22 heures, avec un atelier d’éducation populaire par l’académie de danse Corps & Graphies appelé “Danses Rebelles”, autour de l’utilisation du corps comme moyen d’expression au service des luttes. Mais aussi, un “KaraWoke”, animé par Virginie Descentes, qui n’hésitera pas à bien pointer du doigt les artistes problématiques, tout en animant ensuite un blind test endiablé. 

L’événement déjanté : un speed dating syndical géant

Durant la teuf, ne soyez pas étonnés de rencontrer un “match maker” qui vous proposera des quiz et des lotos. Ce n’est que pour trouver le “match” parfait, et vous indiquer ensuite quel est le syndicat qui vous correspond le mieux. La Confédération Générale du Travail (CGT), la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), SUD – Solidaire, le Printemps Écologique et le Syndicat des Avocats de France seront là pour vous accueillir, et vous expliquer vos droits en tant que travailleur. 

Les associations pointent du doigt la baisse de syndicalisation ces dernières années, passant de 20% en 1970 à 10,3% en 2019, selon le média Les Surligneurs. Les moins de 30 ans ne représentent que 2,7 % des syndiqués, une occasion en or donc, de sensibiliser les jeunes, en musique, face à la précarité et l’instabilité à laquelle ils font face dans le monde du travail.

Un pré-1er mai sous le signe de la fête et de la vigilance

Quelques jours avant le 1er mai, les associations veulent sensibiliser et attirer l’attention de tous les teufeurs sur l’importance de cette date, jour d’honneur des syndicats. Menacée par une partie de l’extrême droite, de la droite et du centre — qui ont souhaité élargir la possibilité de travailler en ce jour chômé et payé, pour certains commerces —, la gauche a fait bloc, et a entendu raison auprès du gouvernement, qui n’a pas souhaité modifier la loi pour cette année. 

La fête est avant tout politique, et c’est ce que souhaitent rappeler les deux collectifs chargés de la soirée, dont la première édition avait réuni plus de 1200 personnes. Alors, au nom de tous·tes les travailleuses et travailleurs, votre combat continue jusqu’à la billetterie, juste ici