La chanteuse, compositrice et productrice Théa a fait paraître le feat “Létal” avec Rebecca Warrior. Le clip, sorti le 26 août, révèle des facettes intimes des deux artistes. Il constitue une invitation à plonger dans un monde électrique rempli de désillusions. C’est le quatrième morceau déjà révélé du prochain album de Théa, Popstar Speedrun, dont la sortie est prévue pour le 2 octobre prochain.
“La nuit c’est bleu, la vie c’est létal” : voilà le refrain annonçant la couleur du titre “Létal” de la chanteuse, compositrice et productrice Théa. Elle a invité Rebecca Warrior à partager le micro et la caméra pour l’occasion, autant dire que leurs univers se fondent à merveille. Les deux artistes se livrent quant à leur relation au monde de la nuit, sur une production qui se situe au carrefour du punk, de la rave et de la pop. Le clip, quant à lui, nous immerge dans un espace sombre et diffracté.
Des portraits en clair-obscur
Les deux artistes laissent peu de place au doute : la nuit est leur échappatoire de premier choix face à ce qui les peine. Elles y décrivent un monde désenchanté : “En soirée c’est facile d’écraser nos mégots et nos rêves”, dans lequel la nuit constitue une bouffée d’oxygène : “J’ai besoin de tout oublier / De plus voir ces atrocités”, et un moyen de faire communauté : “Je vis la nuit ça me va bien / Avec les fous et rejetés”. Des paroles d’une brûlante actualité donc, dans un contexte d’entérinement de la loi RIPOST, de capitalisme qui grignote le temps libre et les relations des individus, sans oublier les ressources de la planète au passage.
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Le clip dresse un univers clair-obscur, avec des lumières bleutées et de la fumée qui pourraient être celles d’une warehouse. Le montage fait apparaître les artistes diffractées, leurs visages se confondant parfois : une image complétant à la perfection les désillusions des artistes et le réconfort qu’elles trouvent malgré tout dans la vie nocturne. Il a été réalisé par le vidéaste hs.unknow, définitivement ancré dans l’imaginaire punk. Théa avait notamment déjà travaillé avec lui pour le clip de “BBY ME LAISSE PAS”.
Des univers respectifs qui se complètent
Théa a plus d’une corde à son arc : elle chante, écrit et produit ses morceaux. Son univers oscille entre emo, punk, hyperpop et rave. Elle catalyse dans ses paroles ses souffrances, partagées par bon nombre de la Gen Z, en abordant notamment la solitude, la dépression ou l’angoisse politique. Le tout, sur des voix glitchées, autotunées et des productions rave, souvent distordues. Son univers est fait pour s’accorder à l’univers mélancolique, trash et queer de Rebecca Warrior.
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